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Publié par Lolie

 

Guérir de la souffrance n'est qu'une illusion, paraître bien pour coller a un décor, pour détourner ce que les gens voient en vous, pour ne pas entendre, "ma pauvre" , "je comprends", "je suis tout coeur avec toi", même si c'est sincère, que peuvent t'ils comprendre de moi, marre de leurs solutions bidons, de leurs réconforts qui mènent à rien, de l'avenir qui stagne, des projets qui tombent à l'eau, des remèdes miracles qui n'ont dans miracles que le pouvoir de vider ton compte en banque...

Quand j'ai mal, à l'intérieur, je n'ai envie que d'être seule, avec moi même, la solitude a un pouvoir, c'est de ne pas faire souffrir votre entourage, de pleurer sans devoir retenir les larmes, de boire sans devoir rendre compte a quelqu'un, de sombrer en silence, et de chercher des paradis artificiels sans supporter le regard de ceux qui vous jugent, c'est facile de dire "pute" a une femme qui s'habille sexy parce qu'elle aime ca, de changer de trottoir pour ne pas croiser une autre qui a juste envie de parler, de se confier ou qu'on l'aide a se relever...

 alors, avec la seule aide qu'elle trouve, et une seringue, elle se propulse dans un monde imaginaire, son monde qu'elle s'est construite, elle retrouve son amour, ses repères, elle se sent bien, heureuse, elle aimerait rester là pour toujours, elle s'accroche a ce rêve éphémère, ne veut plus revenir dans son quotidien morbide ou elle meurt à petit feu...

"Laissez moi", dit elle aux infirmiers, "allez vous en, laissez moi, je suis heureuse, ne me ranimez pas, laissez moi dans mon rêve...."

Mais non, les pompiers ne comprennent pas, ils s"acharnent, mais rien n'y fait, elle s'accroche a une main, tendue de l'autre coté, elle ne voit pas son visage, juste une cape noire...

 soudain, le rêve s'efface, elle a froid, elle a très froid, son monde qu'elle s’était construite, s'effondre, elle a envie de crier mais aucun sons ne sort de sa bouche, elle voit les pompiers, leurs regards tristes d'avoir échouer, "je suis là" mais ils ne l'entendent pas, ils ne voient pas ses doigts bouger, il fait froid, tout est noir.........

Les pompiers s'n vont, laissant derrière eux une femme gisant sur les carrelages froids et sales des toilettes du café ou elle avait l'habitude de venir boire un café ou un verre d'alcool, elle habitait pas loin, le dos contre le mur, la jupe relevée....

Dans sa main trampant dans l'urine de clients saouls, une seringue... Sa peau, son visage était déjà pâle, son maquillage défait, des traces noires dessinaient sur ses joues une tiste preuve qu'elle avait pleurée un peu, sa bouche entre ouverte comme si elle avait chercher a dire quelque chose, ses lèvres bleues portaient déjà les stigmates de la mort, son regard vide, lointain, vitreux fixé la porte comme un signe d'évasion......

 

Demain, dans le journal, un petit fait divers de quelques lignes que personne ne lira, sans photos, "une jeune femme de 30 ans, dont l'identité n"a pas était trouvée, est morte d'une overdose dans les toilettes d'un café au centre ville"

J'était déjà pas grand chose quand j'était vivante, pratiquement invisible, a part peut être quand les hommes se retournaient pour matter mon corps, mes fesses et m'imaginaient dans leurs lits, maintenant, je suis plus rien, je n'ai jamais existé, un vague souvenirs, quelques mots sur ce blog...

 

Lolie

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