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Publié par Lolie

blues

N’ayez pas peur des idées blues…
Ils appelent cela la baby blues 

Est-ce que l’on ne pourrait pas me laisser en paix ? La tantine de Gérard, avec son sourire chevalin et ses 750 grammes de pralines, est-ce qu’elle sait combien de kilos j’ai pris pendant ma grossesse…Et combien, il m’en reste à perdre ? Mon cousin Pierre et ses quatre bambins de 1 à 5 ans, est-ce qu’il a la mémoire courte au point d’ignorer qu’une jeune accouchée à besoin de repos ? Et belle mamie chérie qui est là tous les jours de 10 à 16 heures et ne m’épargne rien de ses conversations interminables dont elle a le secret, est ce que je suis vraiment obligée de lui donner la réplique alors que je n’ai envie que d’une seule chose : la paix ?

 


J’avais évidemment tout lu sur la baby blues pendant la grossesse. Il semblait inconcevable que l’on puisse déprimer après avoir connu ce que l’existence peut nous réserver de plus grandiose, à nous les femmes : donner la vie. J’avais tort .


70 à 80 % des jeunes mamans manifestent un état dépressif bénin entre le 3ème et 11ème jour après l’accouchement. Cet état dure, en principe, entre 2 à 7 jours.


Le baby blues se manifeste de la façon suivante
 

  • crises de larmes sans raison apparente
  • sautes d’humeur
  • hypersensibilité aux critiques ou aux commentaires faits par l’entourage
  • irritabilité, anxiété sur son aptitude à pouvoir s’occuper de bébé
  • difficultés à se lier au nouveau né
  • accablement, découragement, vulnérabilité
  • troubles du sommeil

Le baby blues se déclare le plus souvent lorsque l’on rentre chez soi, et que l’on se retrouve seule face à son bébé.

Lorsque le bébé est prématuré, le baby blues se déclenche lorsque la maman récupère son enfant, et quelquefois jusqu’à 2 mois plus tard.


Les origines du baby blues
 

  • La fatigue: après un accouchement, toutes les mères souffrent plus ou moins d’un grand manque de sommeil. Les répercussions émotionnelles dues au manque de sommeil sont bien connues : irritabilité, hypersensibilité, sentiment de ne plus pouvoir s’en sortir, colère contre le bébé ou la famille.

Essayez de dormir en même temps que votre bébé ou demandez au papa de vous aider de temps en temps. Si ce dernier râle parce qu’il travaille le lendemain et se doit d’être en forme, demandez lui de s’occuper de votre bébé le samedi matin afin que vous puissiez au moins avoir une grasse matinée dans la semaine.

Si les grands-parents de votre bébé habitent près de chez vous, n’hésitez surtout pas à leur confier votre enfant une fois par semaine (vous le déposez le soir et le reprenez le lendemain soir) ; vous aurez ainsi, une journée entière pour récupérer.

Certaines mamans hésitent souvent à confier leur enfant à ses grands-parents de peur de s’en séparer ou que ces derniers s’en occupent mal. Souvenez-vous toujours que vos parents ont su vous élever et ont été parents avant vous ! 

  • Les contraintes d’une nouvelle vie: bon nombre de femmes ne supportent pas l’idée de rester enfermées chez elles à ne rien faire. Sortez un maximum avec votre bébé ; ça vous fera la plus grand bien à tous les deux (votre petit adore découvrir le monde extérieur).
  • Les bouleversements hormonaux: sachez que votre taux de progestérone et d’oestrogènes qui était très élevé lors de la grossesse, chute à presque zéro dans les 3 jours qui suivent l’accouchement. Or, ces hormones possèdent un effet antidépresseur qui agit sur le cerveau. Cette chute rapide bouleverse le corps et fragilise psychiquement la femme.
  • L’impression de perdre le contrôle de sa vie: avant l’arrivée de bébé, il était si facile de tout gérer. Avec lui, c’est une surprise continuelle. En effet, rien ne se passe comme on l’avait prévu : le bébé hurle tout le temps et l’on ne comprend pas pourquoi. Face à cette impuissance à calmer leur bébé, certaines mamans culpabilisent en croyant être de mauvaises mères ; d’autres, au contraire, pensent qu’elles ont affaire à un bébé particulièrement difficile…
  • Les réactions négatives du père peuvent éxacerber le sentiment de fragilité et d’insécurité de la mère. En effet, peu de papas osent prendre les choses en main pour aider leur compagne. Si le bébé est pour sa mère déjà un étranger, pour le père ce sentiment est encore plus profond ! N’hésitez pas à déléguer à votre conjoint une ou deux responsabilités quotidiennes parmi les soins du bébé et laissez le faire seul ! (ne restez pas derrière lui à épier ses faits et gestes, faites lui confiance). Si vous vous en sentez incapable, sortez de la pièce ou de la maison.

Quelques conseils 

  • Déléguez un maximum de choses soit au papa, soit aux grands-parents de votre enfant, soit à une aide ménagère.
  • Eviter de répéter au papa "tu ne m’aides jamais". Mais complimentez-le à chaque fois qu’il s’occupe du bébé: "tu es le père le plus merveilleux que je connaisse", "regarde comme ton fils ou ta fille est ravi que tu t’occupes d’elle ou lui", "tu ne peux pas savoir comme je suis soulagée et heureuse de pouvoir compter sur toi"…Flatter un papa lui donnera envie de faire encore plus de choses.
  • Essayez toujours de passer 1 à 2 heures par jour avec un autre adulte: invitez vos amies, votre famille…
  • Maintenez une partie de la maison toujours rangée. Allez y afin de vous remonter le moral
  • Forcez-vous à vous habiller et à vous maquiller tous les matins. Ne restez surtout pas en peignoir toute la journée car cela contribuera à vous donner une mauvaise image de vous.
  • Essayez de dormir ou de vous reposer en même temps que votre bébé.
  • Programmez-vous une activité récréative par jour: sortir faire les courses, aller voir une amie, promener bébé en faisant les magasins, et même mieux, sortir sans bébé.
  • Planifiez à l’avance 3 sorties par mois avec votre conjoint (demander à une baby-sitter de bloquer pour vous 3 soirées dans le mois).
  • Invitez des amis qui parlent d’autre chose que du bébé
  • Exprimez-vous! Parlez à votre compagnon, à une amie qui est déjà passée par là…
  • Privilégiez le contact physique avec votre enfant et expliquez-lui doucement tout ce que vous ressentez
  • Relativisez ! Toutes les femmes passent par là!
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