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Publié par Lolie

Petite fille je ne fais que raconter cette histoire qui est la tienne
Je ne fais que montrer au monde ces horreurs quotidiennes
Petite fille tu es née dans un foyer déjà brisé
Où seul le diable aurait pu s'épanouir dans cet enfer grisé
Petite fille, tu ne voyais pas que ta mère était battue
Tu découvrais la vie alors que sa fierté était à nue
Petite fille pendant que toi tu t'amusais seule de ton coté
Ta mère tentait de résister à des assauts de violence exacerbée
Petite fille pour la consoler tes sourires n'auraient pas suffis
Tant elle était cassée, fatiguée et apeurée de son mari
Petite fille elle s'était pourtant juré de te protéger
Mais t'as grandi et c'est vers toi que les coups se sont tournés
Petite fille personne n'osait te demander pourquoi toutes ces traces
Ton regard d'ange gâché par des bleus et du sang sur ton visage
Petite fille ta mère à succombé sous une dernière bataille
Tu es seule contre lui, tu vois ton avenir qui défaille


Jeune fille, tu as grandi et du haut de tes onze ans
Tu te sens plus forte tu as survécu jusqu'à présent
Jeune fille, les coups ne lui suffisaient plus tu l'as compris
Car il avait décider de prendre aussi ton corps, ta vie
Jeune fille, tous les jours il entrait doucement dans ta chambre
Et toi tu attendais là en pleurant, sachant à quoi t'attendre
Jeune fille, sentir ce porc te toucher et te déshonorer
Tu ne pouvais rien faire, sa main t'empêchait de crier
Jeune fille, blessée, déçue, tu ne pouvais en parler à personne
Il t'avais dit que jamais non jamais tu ne connaîtrais d'autres hommes
Jeune fille, il te salissais de jour en jour, plus humiliant encore
Tu n'aurais jamais cru qu'on pourrait te faire ça sans ton accord
Jeune fille, un jour tu te vengeras, tu le lui as promis
Mais en attendant ce moment il continue chaque soir à t'envahir
Jeune fille, ce jour arriva bien plus vite que tu ne le crus
Et voilà qu'une lame vient lui trancher la gorge, et le tue


Grande fille, aujourd'hui tu as vingt ans et te voilà enfin libre
Reconnue coupable, tu as purgé ta peine, et tu peux sortir
Grande fille, tu es perdue tant de choses ont avancées sans toi
Et tu te retrouves seule à errer sur tous les trottoirs
Grande fille, ton royaume devient celui-là à présent
Car un homme t'as refait du mal en te proposant de l'argent
Grande fille, tu comprends que ta vie n'auras fait que décliner
Et aujourd'hui encore certains te battent pour se soulager
Grande fille, que peux tu dire pense tu te plaindre à la rue ?
Même les flics refusent de te protéger, en t'insultant de pute
Grande fille, chaque jour tu vois les autres lorgner sur toi
Et tu rigoles en te disant que tu baiseras leur mari ce soir
Grande fille, après la nuit tu t'allonges sur un banc public
Et pendant que tu dors, un enfoiré te braque ton fric
Grande fille, tu te demandes encore pourquoi tu es venue au monde
Et tu t'épanouis enfin, mais au bout d'une corde immonde...

gregggooo
Lorraine, Yutz

 

Un texte qui aurait pu être de moi, en plus, son auteur habite pas très loin se chez moi... Cette histoire est loin d'être une fiction, j'en ai vécue quelques lignes... C'est vrai que la justice et ses lois d'avant guerres ne correspondent plus a la réalité, le social est baclée, tamisée, liée a une morale qui se moque des blessures et ne fait que d'atiser la haine et le rejet... La police est humaine, avec ses drames internes, ses défauts et aussi, il faut le dire, des hommes et femmes justes qui ont un respect des gens mais se trouvent devant le mu d'une justice mal faite, et oui encore elle, qui les empêche de tendre une main vers la misère... 

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