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Publié par Lolie

Les refuzniks israéliens (en hébreu : ceux qui refusent) sont ceux qui ne veulent pas servir dans l’armée. Pour des raisons différentes selon les individus, ils ou elles rejettent ce qui apparaît pourtant comme un passage obligé dans une société aussi militarisée.

Pendant toute leur scolarité, les Israéliens reçoivent dans leurs classes des militaires qui leur expliquent le rôle et l’importance de l’armée. Chaque lieu de travail, chaque université vous demande ce que vous avez fait au sein de l'armée. De fait, Israël détient le record mondial en dépenses d'armements par habitant : 1 429 US $. Tsahal compte dans ses rangs environ 186 500 soldats, mais peut mobiliser 445 000 réservistes sous les drapeaux. Aujourd’hui, environ la moitié des Israéliens est enrôlée à l'âge de 18 ans (3 ans pour les hommes, 2 ans pour les femmes), à l'exception notable des Arabes israéliens (18% de la population) et de la plupart des Juifs Haredim qui se consacrent à l'étude religieuse.

On peut cependant être exempté en cas de problèmes physiques ou mentaux. Les refuzniks sont souvent objecteurs de conscience, pacifistes ou refusent de combattre dans les territoires occupés. D’autres, souvent pour des raisons personnelles (études, travail…etc) préfèrent également se soustraire à cette obligation. C'est un mouvement important, qui se développe fortement, bien que l'objection soit mal acceptée dans ce pays. Cette série de portraits tente de montrer la face cachée d’Israël souvent montré comme étant un pays guerrier.

Voici le portrait de 8 femmes, toutes refuzniks, qui refusent de se battre, des femmes affrontant leur propre pays, la loi, leurs familles et risquant la prison juste pour defendre leurs envies de voir enfin la paix dans un pays rogés pas ce besoin de detruire leurs ennemis qui les défient en defendant le peu qui leurs reste pour que La palestine survive...

 

 

 

Hilla, 23 ans, étudiante J’ai déclaré que j’étais pacifiste. J’ai eu des discutions animées avec mes parents à ce sujet. Les autres de ma famille me considèrent comme le mouton noir.

 

 

Haifa, 2009

 

 

 

 

Neta, 18 ans J’ai choisi d’aller en prison parce que je pense que les gens doivent savoir : l’armée israélienne ne respecte pas les droits humains et commet des crimes de guerre.

 

Haifa, 2009

 

 

Raz, 19 años J’ai passé quatre mois en prison. Je me suis confronté à la réalité des autres filles qui étaient dans des situations bien plus compliquées que moi aussi bien au niveau social que familial.

 

Tel-Aviv, 2009

 

 

Margarida, 23 ans J’ai commencé mon service et je leur ai demandé d’être près de chez moi. Ils ne m’ont jamais écouté. Au final, j’ai dû prendre 60 comprimés pour qu’ils comprennent que c’était sérieux. Je rêvais de travailler à l’aéroport, mais maintenant c’est impossible.

 

Ashkelon, 2009

 

Or, 19 ans Quand j’ai été à une manifestation en Palestine, l’armée a tiré sur nous. Ce jour-là, j’ai compris que je ne ferais pas mon service. Je vais aller en prison pour que ma famille comprenne…

 

Tel-Aviv, 2009

 

Naomi, 20 ans, étudiante Je n’ai pas fait mon service militaire parce que je suis contre l’occupation et contre la militarisation de la société Israélienne. Ce fut un problème quand j’ai voulu chercher un travail. Je devais travailler dans une librairie, mais quand ils ont vu que je n’avais pas été à l’armée, les patrons ont changé d’avis.

Tel-Aviv, 2009

Omer, 20 ans Le système de l’armée fonctionne bien. Il ne laisse pas le temps de réfléchir. Je pense que les jeunes Israéliens doivent connaître la situation des Palestiniens pour pouvoir choisir s’ils font ou non l’armée. J’ai passé deux mois en prison. C’était difficile, j’ai perdu cinq kilos.

Tel-Aviv, 2009

Tamar, 20 ans : « Je suis pacifiste. En 2008, j’ai choisi d’aller en prison pour pouvoir expliquer qu’il est possible de remettre en question le tabou du service militaire. Le plus important pour moi c’était que les gens entendent une voix différente. Je suis resté 3 mois en prison. Le dernier mois, je l’ai passé en isolement parce que je ne voulais pas porter l’uniforme.

Au regard de ce qu’il se passe actuellement, je pense qu’il est d’autant plus important de refuser l’armée. La haine et l’intolérance envers ce genre de décisions sont encore plus fortes aujourd’hui qu’à ce moment-là.  Le nationalisme, la propagande de droite ont fait perdre tout espoir. Ma génération a grandi sans aucun contact avec la société palestinienne. La haine vient donc plus facilement. » 

Tel-Aviv, 2014

Photos et propos receuillit par Martin Barzilai

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