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Publié par Lolie

 

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Allaiter plus longtemps. Oui mais…

Les vertus de l'allaitement sont bien connues : le lait maternel est parfaitement adapté aux besoins du tout-petit et sa composition évolue dans le temps pour correspondre à ces besoins. Il contient, notamment dans les premiers jours, des anticorps qui vont le protéger contre les infections. Il a été prouvé que l'allaitement diminuait les maladies du nourrisson, comme les diarrhées et les otites.

Pourtant, l'allaitement n'a plus la cote. En France, un peu plus de la moitié des femmes seulement allaitent à la naissance. Et elles ne le font que pendant deux à quatre semaines, rarement plus. Par contre dans les pays nordiques 90 % des femmes nourrissent leur enfant.

En revanche, il est difficile pour le moment de faire l'impasse sur les conditions pratiques. Les jeunes maman qui travaillent savent bien qu'il est concrètement impossible de continuer à allaiter et de replonger dans la vie professionnelle. Même si on essaie au début de maintenir les tétées du matin et du soir, l'enfant qui a connu le biberon apprécie peu la transition.

Il est également fréquent que le lait se tarisse avec le changement de rythme. Alors, faut-il militer pour un allongement de la durée du congé maternité ? Les scandinaves, qui accordent beaucoup d'importance à la relation mère-enfant, permettent aux femmes de rester un an avec leur petit. Et si c'était le meilleur moyen de prévenir le cancer du sein ?

L'allaitement remis en cause ?

L'allaitement fait un retour en force depuis quelques années. Si ce mode naturel possède de nombreuses vertus, il ne serait pas aussi incontournable qu'on le dit. Deux études viennent ainsi nuancer les bénéfices de cette pratique. Sein ou biberon, le débat reste ouvert…

Quelle future maman ne s'est pas posée l'éternelle question de l'alimentation de son bébé : "Vais-je l'allaiter ou non" ?  Un choix difficile, tant sont vantées les vertus santé de la méthode naturelle. Pourtant…

La santé au bout du téton ?

AllaitementDe nombreuses études ont étudié les bénéfices de l'allaitement pour la santé de bébé. Les avantages de cette méthode à court terme semblent acquis. Ainsi, la protection contre les infections semble plus forte avec le lait maternel. Cela serait lié aux anticorps transmis par la mère lors de la tétée. De même, la diminution du risque de développer des allergies est à mettre au crédit de la méthode naturelle. On prête également au sein l'avantage de protéger contre la survenue de plusieurs maladies : diabète, obésité, sclérose en plaques…Mais ces avantages à plus long terme sont quant à eux plus sujets à caution.

Un bénéfice qui s'écroule

L'un des bénéfices longtemps prêté à l'allaitement est de diminuer le risque de cancer. Or il semblerait qu'il faille revenir sur cette propriété. En effet, des chercheurs britanniques ont voulu vérifier les conclusions des études précédentes. Ils ont donc comparé les données concernant 7 000 enfants, dont 3 376 étaient décédés des suites d'un cancer. Ils ont constaté que l'allaitement maternel ne modifiait pas les risques de mourir de cette maladie. Même chez les bébés qui avaient bénéficié d'un allaitement prolongé, aucune corrélation n'a pu être démontrée… Seul bémol : les scientifiques ont évalué uniquement les décès liés à des cancers. Ils n'ont pas inclus les enfants qui ont souffert de tumeurs finalement traitées. Or cela aurait pu faire pencher la balance dans un sens comme dans l'autre…

Les seins manquent de vitamines ?

Une autre étude2 va plus loin dans la remise en cause de l'allaitement maternel en l'accusant d'entraîner des risques de carences ! Selon les scientifiques américains, les bébés nourris au sein pourraient manquer de vitamine D. Pourtant, ces enfants devraient normalement recevoir des apports suffisants : une petite partie provenant du lait maternel, l'autre de la synthèse liée à l'exposition de la peau au soleil. Mais selon les chercheurs, les recommandations visant à éviter les risques de cancer de la peau empêchent la fabrication de cette substance par l'épiderme. Les enfants seraient donc surprotégés ! Le problème serait moins flagrant avec les préparations pour nourrisson, théoriquement assez riches en vitamine D pour couvrir tous les besoins.

A vous de choisir

Bien sûr, ces différentes études ne doivent pas vous empêcher de choisir le mode d'allaitement que vous souhaitez. Cette décision reste personnelle et dépend de vos envies et de vos contraintes. Dans tous les cas, demandez conseil à votre médecin et à votre entourage pour choisir de manière éclairée.

 Et si vous donniez votre lait ?

Ecoulements entre les tétées, coquilles d'allaitement pleines à ras bord, vêtements tâchés : pas de doute, vous avez "trop de lait" pour votre bébé ! Pourquoi ne pas faire don de ce liquide si précieux pour les bébés fragiles ?

Le don de lait maternel reste mal connu en France. Pourtant il permet d'améliorer le pronostic vital des bébés nés prématurément. Pour les mamans allaitantes qui souhaitent s'investir dans cette cause, les démarches sont simples et rapides, il suffit de contacter le lactarium le plus proche de chez vous. Néanmoins, voici ce qu'il faut savoir sur le don de lait.

A quoi sert le don de lait ?

Lait maternel donLe lait maternel possède des propriétés anti-infectieuses particulièrement utiles aux bébés nés prématurément, qui sont plus exposés aux risques infectieux et aux complications digestives.Sa composition s'avère aussi idéale pour la croissance et la maturation de ces nouveau-nés immatures. Le lait de femme représente une indication thérapeutique chez les enfants nés avant 32 semaines et ou de poids inférieur à 1 500 g. Ce lait, comparé au lait artificiel,améliore le pronostic vital de ces petits. Lorsque la mère ne veut pas allaiter ou le temps que sa lactation se mette en place, il est donc possible d'avoir recours à du lait de donneuse.

Qu'est-ce qu'un lactarium ?

On appelle lactarium l'établissement qui s'occupe de la collecte, du traitement et de la distribution de lait maternel pour les bébés qui en ont besoin. Il en existe 19 en France mais seulement deux régions sont en excédent de lait (Lille et Nantes). Partout ailleurs (et particulièrement en Ile-de-France) les établissements manquent de dons. Plusieurs causes : le taux d'allaitement très bas en France (moins de 10 % des mamans donnent encore le sein 3 mois après la naissance), la méconnaissance du don de lait auprès du grand public et des professionnels de santé et des idées préconçues sur la complexité du geste.

Qui sont les donneuses ?

Les mamans qui présentent un excédent de lait sont les candidates idéales au don de lait. En général, elles savent très bien si elles sont concernées. Selon le site du lactarium de Marmande, fondé en 1955 par le Dr Raymond Fourcade, chaque année, ce sont 5 000 femmes âgées en moyenne de 28 ans qui font don de leur lait. 

Comme pour tous les dons de tissu d'origine humaine, une sélection rigoureuse est effectuée.

Tout d'abord, les futures donneuses doivent répondre à un questionnaire médical (où doivent être mentionnés d'éventuels antécédents de transfusion sanguine ou de transplantation, prise de certains médicaments, alcoolisme, drogue…). Puis un examen sanguin est pratiqué avant d'effectuer le premier don. Un autre est effectué tous les 3 mois et ceci durant toute la durée du don, afin d'écarter tout risque de contamination virale.

Les donneuses doivent aussi posséder un congélateur assez grand pour stocker leurs biberons de réserve. Le don de lait peut se faire de la naissance aux 6 mois (révolus) de l'enfant car après, la composition du lait change. Moins riche, il devient moins adapté aux besoins des bébés prématurés. La durée du don est très variable, de quelques jours à 3 mois environ. Vous aurez aussi à remplir un dossier médical et donner votre accord pour le don par écrit. Une ordonnance pour effectuer différentes sérologies (grâce à une prise de sang) vous sera aussi remise.

Comment le lait est-il recueilli et acheminé ?

Une fois les formalit és effectuées, une des 20 collectrices, qui sillonnent les 16 départements de collecte, passera chez la future donneuse pour lui fournir le matériel nécessaire : petit mode d'emploi, tire-lait électrique ou manuel et biberons stériles étiquetés ainsi que des pastilles de décontamination pour la stérilisation du matériel.

Le lactarium indique à chaque donneuse les précautions à prendre en vue de recueillir le lait dans les meilleures conditions ainsi que les règles pour la conservation du lait. La donneuse s'engage à respecter ces règles d'hygiène avant le recueil de son lait.

Lors de son passage, la collectrice entrepose les biberons dans un véhicule réfrigéré. Les fruits de la collecte sont entreposés en chambre froide à -30°C. Lors du premier don, votre lait sera décongelé, pasteurisé puis analysé. Si les analyses sont bonnes, les biberons conformes seront dans un premier temps mis à décongeler à - 4°C.

Puis, c'est l'étape de la mise en sous-lots, lors de laquelle les différents biberons d'une même donneuse sont regroupés dans une poche.  Des analyses bactériologiques sont effectuées et en attendant, la poche est placée en chambre froide.

Si la bactériologie est bonne, les sous-lots sont regroupés en lots provenant de 4 à 6 donneuses différentes, de manière à obtenir un volume total de 4,4 litres. Ensuite viennent les étapes de pasteurisation, congélation puis lyophilisation. Enfin, les flacons sont prêts à être étiquetés, emballés et expédiés pour nourrir les enfants à qui le lait maternel lyophilisé est prescrit.   

Quand la donneuse décidera d'arrêter, la collectrice récupérera simplement le matériel.

Où s'adresser ?

Les femmes intéressées doivent s'adresser au lactarium le plus proche de chez elle. Une carte des établissements existe sur le site du lactarium de Marmande. Le mieux étant d'appeler le centre qui vous paraît correspondre à votre zone géographique. En cas d'erreur, vous serez redirigée vers une autre adresse.

 

La tétée, c’est facile !

Allaiter allaitementL’allaitement est pour certaines mamans source d’inquiétude. Car contrairement aux préparations pour biberon, il n’y a pas de mode d’emploi fourni avec les premières tétées ! Suivez nos conseils pour profiter pleinement de ce moment privilégié avec bébé.

 Allaitement : réagir contre l'engorgement

 L'engorgement est un phénomène normal qui apparaître dès les premiers jours d'allaitement ou lors d'une période sans tétée. Le lait ne s'écoule plus car une inflammation des seins comprime les canaux lactifères. Quand s'inquiéter ? Comment réagir ?

 

Réagir contre l'engorgementLes seins sont lourds, ils peuvent devenir douloureux et durs. Le mamelon se rétracte. Vous ressentez une sensation de trop-plein de lait sans qu'il ne coule. Pas de panique, il s'agit de "l'engorgement". Toutes les femmes ne sont pas égales face à ce trouble.

  Les causes de l'engorgement

L'engorgement survient fréquemment pendant la transition entre le colostrum produit à la naissance et le lait proprement dit. La période entre le 2e et le 4e jour après l'accouchement est la plus sensible. Il ne s'agit pas d'un trop plein de lait mais d'un "oedème" autour de la glande mammaire.
A l'origine de ce phénomène, on note l'accumulation de sérum sanguin autour des cellules productrices de la glande mammaire lors des montées de lait - ce qui provoque un engorgement sans produire un surplus de lait. L'aréole est si tendue par ce gonflement que le bébé n'arrive plus à téter.

 Prévenir l'engorgement

 La montée de lait se fera sans problème dès lors que le bébé tète régulièrement et depuis sa naissance. Afin d'éviter l'engorgement, donnez les deux seins à chaque tétée et allaitez le plus souvent possible. Si votre bébé ne prend pas assez souvent le sein, vous pouvez tirer ponctuellement votre lait. 

 Essayez également d'être détendue et reposée lorsque vous allaitez. Enfin, portez de préférence un soutien-gorge, qui ne comprime pas vos seins, cela évitera des problèmes circulatoires et une mauvaise répartition du lait dans la glande mammaire.

 Que faire contre l'engorgement ?

En cas d'engorgement, la meilleur des stimulations consiste tout simplement à faire téter. Ne diminuez pas la fréquence et la durée des tétées et ne donnez pas de biberon à ce moment là ! Pour facilité l'allaitement, essayez la position de la louve, placez-vous au dessus de votre bébé allongé sur le dos. 

 Allaiter va déclencher le flux d'éjection et remettre le système en marche. Pour détendre le sein avant la tétée, vous pouvez appliquer de la chaleur, grâce à une douche chaude ou une serviette chaude. Cette chaleur va permettre d'accélérer la circulation sanguine et désengorger le sein. Afin de soulager l'engorgement, on peut également s'aider d'un massage doux du sein. Entre les tétées, vous pouvez utiliser le froid pour soulager la douleur, appliquez par exemple un gant de toilette rempli de glaçons.

 Dans la plupart des cas, la sensation d'engorgement s'améliore au bout de 24 h et disparait au bout de 48 h et la production de lait s'adaptera naturellement aux besoins de votre bébé. Dans tous les cas, le repos est conseillé et si cette situation perdure, demandez conseil à votre médecin afin que cela ne puisse pas se compliquer par une infection de type mastite.

 

Les soucis quotidiens de la mère qui allaite

 Crevasses, engorgement. Donner le sein peut parfois être la source de quelques tracas ! Doctissimo fait le point sur ces soucis et les moyens de les éviter. Pour que l'allaitement reste un plaisir !

 Différents soucis peuvent survenir lors de l'allaitement. Pourtant, quelques mesures simples permettent de les prévenir.

 Gare aux crevasses

 Elles surviennent dans 20 % des cas, rendent les tétées douloureuses et provoquent anxiété, insomnie et diminution de la sécrétion lactée. Elles servent de porte d'entrée aux staphylocoques (mastites, abcès du sein). Elles sont favorisées par une succion appliquée exclusivement sur le mamelon, une mauvaise position du bébé, le frottement contre les vêtements, l'usage trop fréquent de l'eau et du savon. Une bonne technique peut les éviter. La bouche du bébé doit être à la hauteur du mamelon pour que la succion s'applique sur toute l'aréole et non pas seulement sur le mamelon. L'enfant ne doit pas "tétouiller" le bout de sein. La mère doit éviter d'utiliser sur les bouts de sein des désinfectants forts, odorants et desséchants (alcool glycériné, eau de Cologne) ainsi que les déodorants, le talc, la teinture de benjoin ou le savon. Il est indispensable de bien sécher les mamelons après chaque tétée afin d'éviter toute humidité résiduelle favorisant la macération. Il convient également d'éviter les compresses induites ou les "pare-lait" doublés de plastique qui gardent l'humidité sur les mamelons. 

 

 

 

Allaitement 

 Les coupelles de protection sont des coquilles percées d’un orifice dans lequel la mère glisse son mamelon. Ce dernier est donc à l’air, à l’intérieur de la boîte et les gouttes de lait qui perlent sont recueillies sans mouiller la muqueuse. Les mamelons douloureux gagnent à être exposés à l'air entre les tétées : la mère a le choix entre laisser ouverts les rabats du soutien-gorge ou ne pas en porter... Certains médecins conseillent d'appliquer sur les bouts de seins une crème neutre, de la poudre d'argile, de la vaseline, de la lanoline ou une crème homéopathique à base de Castor Equi. 

 

Dès qu'une crevasse est constatée, il faut souvent supprimer les tétées du sein douloureux dont le lait sera néanmoins exprimé à intervalles réguliers (manuellement ou au tire-lait électrique) et donné à l'enfant. En effet, si l'enfant continue de téter, la douleur sera telle que la mère décidera de cesser l'allaitement qui a d'ailleurs toutes les chances de s'interrompre tout seul. Cet arrêt n'est nullement obligatoire mais est souvent préféré par les mères. Les monitrices de la Leche League rappellent qu'on peut continuer à allaiter avec des crevasses, les douleurs disparaissant en quelques minutes lorsque le réflexe d'éjection du lait s'est manifesté. Elles conseillent de commencer la tétée par le côté le moins douloureux et éventuellement de débuter l'allaitement par une extraction manuelle jusqu'à l'obtention du réflexe d'éjection à partir duquel le bébé peut être mis au sein. Elles préconisent également de varier les positions d'allaitement afin de répartir d'une manière plus équilibrée la pression de succion sur les différentes parties du mamelon. Des cataplasmes d'Antiphlogistine ou d'Alumine, l'Osmogel donnent souvent de bons résultats. Le Madécassol peut aider à la cicatrisation. De nombreuses mères appliquent de la glace sur leurs mamelons douloureux, juste avant la tétée ; cela soulage instantanément la douleur et aide aussi à faire ressortir un mamelon petit ou enfoui. Il suffit de broyer des glaçons et de les mettre dans un gant de toilette appliqué sur la zone douloureuse.

Le soleil ou les rayons ultraviolets contribuent aussi à guérir les mamelons douloureux. L'ensoleillement direct (et non à travers une vitre) possède d'excellentes propriétés cicatrisantes.

Evitez l'engorgement

Il arrive que la montée de lait, quelques jours après l'accouchement, soit supérieure aux besoins du bébé. Le sein se remplit rapidement et devient vite douloureux, oedématié. Cette distension peut être due à un manque d'élasticité de la peau, à une évacuation insuffisante des seins ou à une mauvaise tétée de l'enfant.

Le sein est gonflé, douloureux et distendu mais, contrairement aux mastites, il n'y a pas de fièvre et l'état général de la mère est conservé. Le traitement consiste surtout à bien vider les seins après chaque tétée. La douche chaude est un moyen simple pour dégorger les seins. La pression douce exercée par le jet d'eau chaude permet d'évacuer totalement et sans douleur les glandes mammaires. Les cataplasmes d'Antiphlogistine ou d’Alumine sont très utiles. Le port d'un soutien-gorge de bonne qualité avec des bonnets profonds est conseillé. Il ne doit pas être trop serré car il entraverait la libre répartition du lait dans la glande. Contrairement à ce qu'affirment les annonces publicitaires, il n'est pas obligatoire d'acheter les sous-vêtements spéciaux dits "pour allaitement" bien qu'ils soient plus pratiques. Des remèdes homéopathiques peuvent être proposés : Apis, Belladona, Arnica, Urtica urens, Pulsatilla etc.

L'engorgement mammaire avec lymphangite est différent. La peau est rouge et chaude et la fièvre est élevée. Le traitement consiste à allaiter afin de vider totalement la glande. L'aspirine est souvent nécessaire et si la fièvre persiste plus de 24-48 heures, le médecin prescrira des antibiotiques. Les cataplasmes d'Antiphlogistine ou d’Alumine sont utilisés localement. Au stade de l'abcès, la fièvre est très élevée et s'accompagne de frissons et de sueurs. En France, la coutume est de tirer le lait maternel et de le jeter ; le bébé est alimenté au lait artificiel pendant quelques jours. Cette attitude prudente est loin d'être la règle et aux Etats-Unis, des études ont démontré que la poursuite de l'allaitement, si la mère prend des antibiotiques adaptés, ne cause aucun tort au bébé et permet une guérison plus rapide de l'infection : un sein vide guérit plus rapidement et la meilleure façon de vider les seins est d'allaiter. L'antibiotique utilisé dans ce dernier cas doit bien entendu ne provoquer aucun effet secondaire chez le bébé.

Les mères constatent parfois des "boules" douloureuses dans le sein. Il s'agit de l'obstruction de canaux lactifères due à leur vidange irrégulière du fait par exemple d'un soutien-gorge trop serré. Un allaitement plus complet, un sous-vêtement plus confortable et le simple conseil de tremper le sein dans l'eau tiède en se penchant au dessus d'une bassine dix minutes trois fois par jour, suffisent à régler ce problème.

Allaiter sans mal de dos

Parmi les grandes causes d'échec des allaitements figurent la fatigue et les douleurs dorsales. Tout repose en réalité sur les conseils de l'équipe médicale et le confort d'installation de la mère. La maman peut s'installer couchée dans son lit sur le côté, son bébé allongé en face d'elle, ou bien être assise sur un siège avec accoudoir pour poser le bras sur lequel repose la tête de l'enfant. Le nourrisson doit être vertical, le visage face au sein de la mère, la bouche au niveau du mamelon.

Mamelons ombiliqués : un faux problème

Il s'agit de mamelons plats ou creux. Redoutés à tort par les mères, ces seins ombiliqués ne gênent en rien l'allaitement. Cette idée du "bout de sein malformé" doit être démystifiée. Le bébé, face au sein, peut téter l'aréole même si le mamelon est aplati ou invaginé. Le simple fait de téter forme les bouts de sein en quelques jours. Tous les intermédiaires mécaniques qui appuient sur le sein pour faire saillir le mamelon (boucliers, téterelles, tétines intermédiaires, etc.) sont le plus souvent inefficaces et n'ont pour résultats tangibles que de fatiguer l'enfant.

Le massage des seins pour soulager l'engorgement

L'engorgement est un problème récurrent lors de l'allaitement. Le lait ne s'écoule plus car une inflammation des seins comprime les canaux lactifères. Un massage adapté au niveau de l'aréole permet de favoriser l'écoulement du lait, pour soulager ce phénomène. Petit guide.

Le massage aréolaire consiste en de petits mouvements circulaires autour de l'aréole, qui vous permettre de la détendre pour favoriser l'écoulement du lait.

Le massage des seins pour stimuler l'éjection du lait

Pour lutter contre l'engorgement et soulager le sein, un massage adapté permet de stimuler l'éjection du lait. Ce geste va favoriser l'arrivée du précieux liquide juste avant la tétée de bébé. Découvrez les secrets de ce massage en 3 étapes.

Le massage pour stimuler l'éjection du lait se décompose en 3 étapes à bien réaliser dans l'ordre, plusieurs fois de suite jusqu'au jaillissement spontané du lait. Vous pouvez alors mettre bébé directement à la tétée.

Le massage des seins pour favoriser le drainage du lait

Si les canaux lactifères sont bouchés, il faut aider à la vidange du lait lors de la tétée. Le massage spécifique pour le drainage est donc essentiel. Il permet de guider l'écoulement de manière à favoriser un allaitement malgré les problèmes d'engorgement.

Le drainage permet de faciliter la vidange du sein si les canaux lactifères sont bouchés. Il se fait avec la paume sous le sein, le pouce du côté opposé, qui effectuent des mouvements circulaires successifs sur la zone pleine et tendue du sein. Le but est de guider l'écoulement du lait. d'un côté et les autres doigts

 

Le massage peut aussi être réalisé de la même façon, avec la main sur le sein et non sous celui-ci. Le pouce d'un côté, et les autres doigts du côté opposé effectuent les mêmes mouvements circulaires successifs sur la zone pleine et tendue du sein, pour guider l'écoulement du lait.

 Guide pratique de la tétée

 Nourrir au sein ne va pas forcément de soi. Faut-il allaiter à heures fixes ou à la demande ? Bébé a-t-il obligatoirement faim la nuit ? Guide pratique de l'allaitement et de la tétée.

 

Il faut nourrir l'enfant lorsqu'il a faim, c'est-à-dire s'adapter avec souplesse à ses besoins sans être rigide : pas d'horaire strict mais pas n'importe quoi ! Chaque enfant est différent.

Allaitement sein tétéeCependant, la plupart se règlent sur 5 à 7 tétées par 24 heures avec pendant les 8 à 10 premières semaines une ou plusieurs tétées de nuit car le nouveau-né ne supporte pas le jeûne prolongé. Un nombre plus important de tétées peut être nécessaire les premiers jours. Le risque de donner de "mauvaises habitudes" au nouveau-né qui réclame la nuit est absurde : la périodicité du sommeil et de la vigilance apparaît vers la troisième semaine de vie et s'organise à partir du deuxième mois sous l'influence de la lumière et de l'obscurité en alternance. La proximité physique de la mère pendant les premières semaines rassure le nourrisson et contribue à lui faire mieux accepter la séparation ultérieure.

La tétée de nuit (vers 2 heures du matin...) est un sujet de plainte très fréquent. Pourtant, jusqu'à 2 ou 3 mois, ce repas de nuit doit être satisfait. A partir de 3 mois, la plupart des bébés dormant toute la nuit, on peut en conclure arbitrairement que le repas de 2 heures n'est plus indispensable...

Que faire lorsque le nourrisson se réveille en pleurant vers 2 heures ?

Lorsqu'il s'agit d'un nouveau-né, il faut lui Lorsqu'il s'agit d'un nouveau-né, il faut lui donner le sein. Chez le nourrisson un peu plus âgé, en cas de pleurs nocturnes,  il faut vérifier que bébé n'a pas d'autres motifs de crier. Un nourrisson qui pleure n'a pas obligatoirement faim. Il peut souffrir de coliques, avoir soif, trop chaud ou trop froid ; il peut être incommodé par ses couches souillées, un bruit désagréable, etc....Il suffit de lui offrir le sein s'il a soif et trop chaud. S'il cesse de pleurer lorsqu'on le prend dans les bras c'est qu'il a simplement besoin d'être câliné.

Certaines mères tentent de retarder la dernière tétée de la soirée (22, 23 ou 24 heures) dans l'espoir de repousser ce fameux réveil de 2 heures. En pratiquebien que cette tentative puisse être essayée, elle échoue le plus souvent...

Jusqu'à 2 mois, la plupart des bébés réclament toutes les 3 heures. Certains bébés vont se manifester toutes les 2 heures et il est naturel de leur donner le sein à ce rythme. Ces tétées fréquentes et rapprochées vont en quelques jours augmenter la sécrétion lactée et le bébé s'équilibrera ensuite à un repas toutes les 3 heures. Attention, lorsqu'on complète chaque tétée avec un biberon, il est probable que l'enfant ne réclamera plus toutes les 2 heures mais la sécrétion lactée va se tarir progressivement. Il n'y a pas de méthode meilleure que l'autre. Si la mère désire allaiter longtemps, elle a tout intérêt à mettre l'enfant au sein toutes les 2 heures à la demande. Si par contre elle désire sevrer progressivement l'enfant, ce souhait est réalisé rien qu'en complétant chaque tétée par un biberon de complément.

Horaires fixes ou allaitement à la demande ?

Lorsqu'il s'agit d'un nourrisson malade, prématuré, hypotrophique, somnolent ou traumatisé à la suite d'un accouchement difficile, l'allaitement à la demande n'est pas prudent. L'enfant est en effet incapable, provisoirement ou définitivement, d'établir lui-même ses horaires. Il convient de l'alimenter à horaires fixes, toutes les 2 heures par exemple.

Lorsqu'il s'agit d'un bébé en bonne santé, on peut par contre le laisser fixer ses horaires. Toutefois, cette règle est souple et tout est affaire de bon sens. Si la mère veut sortir, elle ne doit pas hésiter à réveiller le nourrisson. A l'opposé, elle peut ne pas interrompre brutalement toute activité sous prétexte que l'enfant s'est mis à pleurer. La mère et son bébé ont chacun leurs droits et toute décision est un compromis. Si la mère trouve plus facile, plus pratique d'allaiter à heures fixes, pourquoi pas ? Si elle préfère se mettre "à l'écoute" de son enfant et ne l'allaiter que lorsqu'il le réclame, pourquoi pas ? C'est son droit le plus strict. L'important est que la mère se sente bien dans le choix qu'elle aura fait. L'idéal est de commencer par un allaitement libre et d'amener progressivement et en souplesse le bébé à des horaires réguliers plus compatibles avec la vie moderne. A partir de 2 ou 3 mois les horaires des repas sont surtout fonction de la vie familiale.

Ne pas allaiter l'oeil sur la pendule !

Chaque enfant, chaque sein sont différents ! Il y a des bébés rapides et d'autres plus lents. Il y a des laits qui coulent vite et d'autres plus lentement. Il y a des mamelons complaisants et d'autres moins abordables. Il y a des bébés sérieux et disciplinés et d'autres plus voraces et capricieux !

 

En fait, la simple observation montre que la plupart des nourrissons satisfont 90% de leurs besoins en lait au cours des 5 premières minutes de tétée. Aucun nourrisson en bonne santé n'a besoin de plus de 15 minutes de succion efficace à chaque sein. Passé ce délai, l'enfant joue et mâchonne le mamelon. C'est à partir de ces constatations simples que votre pédiatre vous conseillera.

Il est tout aussi néfaste de chronométrer que de s'éterniser. Le plus simple est de mettre son enfant au sein et de le laisser téter jusqu'à ce qu'il ralentisse brusquement son rythme de succion. La mère propose ensuite le deuxième sein 10 ou 15 minutes jusqu'à ce que bébé s'endorme ou cesse de téter. La quantité de lait prise à chaque tétée est libre. La pesée avant et après chaque tétée est fastidieuse, inutile et surtout source d'angoisse. Si, après la tétée, l'enfant s'endort calmement pour 2 heures ou plus, c'est qu'il a bien bu. Toutefois, s'il pleure, il ne faut pas en conclure qu'il a faim. Un moyen simple permet de se rendre compte que bébé a eu sa ration : on observe normalement trois ou quatre mouvements de succion pour un mouvement de déglutition. S'il y a plus de mouvements de succion, c'est que la quantité de lait excrété est faible et que c'est le moment de passer au sein d'à côté… Un autre moyen est de compter les couches mouillées. S'il urine souvent, c'est qu'il boit assez !

 

A la fin de la tétée, il est fréquent que du lait reste dans les seins. Il faut essayer de les vider manuellement, recueillir ce lait dans une petite cuillère et le donner à boire à votre nourrisson.

 Technique de l'allaitement maternel

 Avant d'allaiter, il faut connaître quelques techniques de base. Comment tenir bébé ? Comment préparer les mamelons pour éviter douleurs et crevasses ? 

 

Vous souhaitez allaiter, mais vous avez peur des douleurs et ne savez pas comment vous y prendre ? Doctissimo vous livre quelques trucs pour ne pas faire d'erreurs.

La préparation des seins avant l’accouchement

Technique de l'allaitement maternelElle n’est pas indispensable et une bonne hygiène quotidienne suffit. Douleurs et crevasses sont la conséquence de l'habitude de porter des soutiens-gorges : cette coutume a rendu les mamelons fragiles. Ils ne sont plus exposés ni à l'air ni au soleil et ne supportent plus le frottement contre les vêtements. La peau des mamelons modernes des femmes contemporaines, fine, tendre et délicate, peut être préparée pendant les trois derniers mois de la grossesse, comme l'expliquent les monitrices de la Leche League :

" Il est important d'éviter tout ce qui est susceptible de dessécher la peau, car une peau sèche ouvre la porte à la crevasse. (...) Après votre toilette, frottez doucement chaque mamelon avec une serviette éponge. Pour faire ressortir le mamelon, placez le pouce et l'index de part et d'autre à la base du mamelon et pressez doucement ensemble. Ensuite, en tenant le mamelon, tirez-le lentement et doucement, tirez-le vers le haut et vers le bas. Effectuez cet exercice à plusieurs reprises avec chaque mamelon, mais seulement jusqu'à ce que cela devienne légèrement inconfortable, jamais au point de devenir douloureux (...) Essayez de ne pas porter de soutien-gorge pendant une partie de la journée, de façon à ce que vos mamelons puissent être à l'air sous vos vêtements, et ainsi bénéficier de leur frottement. L'exposition directe au soleil, en prenant soin de bien calculer la durée pour éviter les coups de soleil, est un excellent moyen d'endurcir les mamelons..."

La bonne position pour allaiter

Elle est primordiale pour éviter les douleurs, les crevasses et la plupart des problèmes liés à l'allaitement.
La bonne position d'un bébé au sein peut se résumer ainsi :

  • Corps face à celui de sa mère, nombril posé contre elle.
  • Visage face au sein et bouche dans l'axe des canaux, donc du téton.
  • Menton collé au sein.

 

De multiples positions (sur 360 °) correspondent à ces critères, selon les positions de la mère.

L'hygiène de vie doit être simple : marche à pied, sommeil de 8 à 10 heures avec une sieste l'après-midi. Les relations sexuelles sont bien entendu tout à fait possibles mais contrairement aux idées reçues, des mesures anticonceptionnelles sont nécessaires. Attention à la pilule qui entraîne des baisses de lait.

La mise au sein doit être précoce

Il existe un véritable tropisme du nouveau-né pour le sein de la mère à condition que l'enfant soit mis dans une position adéquate. L'odorat du nouveau-né joue un rôle capital dans l'identification du sein. C'est pendant les premières heures de la vie que le réflexe de succion est à son maximum. Le nouveau-né "sait" téter jusqu'à la 6ème heure de vie, puis ce réflexe disparaît progressivement pour ne réapparaître que vers la 48ème heure. Lorsqu'elles sont trop tardives, les premières mises au sein sont difficiles et pénibles, expliquant de nombreux abandons. La succion précoce provoque chez la mère l'installation rapide de la lactation par stimulation neuro-hormonale et fait profiter le nouveau-né du colostrum.

Les trois règles d'or de l'allaitement :

  • Eviter la séparation mère-enfant.
  • Adopter une bonne position d'allaitement.
  • Eviter le biberon de complément et la sucette.

Protéger bébé pendant l’allaitement

Allaiter allaitementSi vous avez décidé d’allaiter, n’oubliez pas de prendre quelques précautions. Tout au long de la grossesse, il faut savoir se protéger des risques et des contaminants, pour protéger bébé. Quels médicaments éviter ? Comment arrêter de fumer ? Où se cachent les microbes et les polluants ?

 Un alcootest pour l'allaitement

 

L'alcool passe-t-il dans le lait maternel ? Toutes les mamans allaitantes se sont posé la question au moins une fois après avoir bu un verre. Aujourd'hui, un nouveau type d'éthylotest propose de détecter l'alcool dans le lait maternel. Gadget ou réel progrès ? Le point avec le Pr Damien Subtil, gynécologue.

Un éthylotest pour mesurer le taux d'alcool du lait maternel : c'est la nouvelle mode aux Etats-Unis, qui arrive en France. Cet outil pourrait ainsi servir en prévention face aux risques pour le bébé : lorsque la mère a un doute, elle a un moyen de savoir si l'alcool consommé est présent dans son lait.

Tester son lait maternel

Ethylotest allaitementCet éthylotest tout droit venu des Etats-Unis se présente sous forme de bandelettes. Il suffit d'y déposer quelques gouttes de lait. Si, au bout de quelques secondes, la bandelette devient rouge, l'allaitement est déconseillé. Ce nouveau test, déjà disponible sur internet, est maintenant vendu dans les pharmacies et les magasins de puériculture.

 Les spécialistes sont partagés. Certains, comme le professeur Damien Subtil, gynécologue-obstétricien à Lille mettent en doute le besoin d'un tel dispositif : "Je ne pas vois pas l'utilité de ce test : alors que l'on a pas touché une goutte d'alcool durant toute la grossesse, ce n'est pas quand on allaite qu'on va se mettre à boire, puis tester la dangerosité du lait ! Ça ne viendrait pas à l'idée de la maman de mettre de l'alcool dans le biberon d'un bébé".

L'éthylotest pourrait d'ailleurs avoir un effet contraire à celui recherché : au lieu de responsabiliser les mamans, il pourrait les inciter à la consommation d'alcool... tant que la bandelette ne vire pas au rouge !

Alcool et allaitement : quels risques pour bébé ?

L'alcool pris par la maman est rapidement absorbé et passe très vite dans le lait maternel. Le taux d'alcool dans le lait de la mère est ainsi le même que celui présent dans son sang. Or, cette présence d'alcool est loin d'être anodine, car le bébé est incapable de le métaboliser. Et son impact sur l'organisme de l'enfant est dramatique. Comme le souligne le Pr. Subtil, "l'organisation cérébrale de l'enfant se met en place de 3 mois de grossesse à 24 mois après la naissance. Pendant tout ce temps l'alcool est susceptible de désorganiser ce développement".

Le foie peut également être atteint, ses capacités à éliminer l'alcool, jusqu'à 3 mois, étant deux fois plus basses que chez l'adulte. L'alcool peut avoir aussi des conséquences à court terme chez l'enfant : somnolence, état d'agitation... A fortes doses, il peut être responsable de carences.

Zéro alcool pendant l'allaitement, oui, mais sans psychose !

Le professeur Damien Subtil en appelle au "bon sens" des mamans qui allaitent : "il ne faut pas consommer d'alcool mais il ne faut pas non plus s'inquiéter lorsqu'on boit un verre de champagne lors d'une occasion spéciale". Lors de soirées ou de fêtes, privilégiez néanmoins les boissons et cocktails sans alcool. Et si vous avez un peu bu, inutile d'essayer de boire beaucoup d'eau ou de tirer le lait pour favoriser  l'élimination de l'alcool, cela ne marche pas. En cas de prise d'alcool, le mieux est d'attendre au moins 2 heures avant la prochaine tétée. On peut aussi par exemple tirer du lait "sans alcool" avant un événement festif, pour le donner au bébé ensuite. Attention aussi aux idées reçues sur les bienfaits de la bière sur la lactation. Les bêta-glucanes de celle-ci augmentent effectivement la production de lait maternel. Mais les conséquences potentielles de l'alcool qu'elle contient contrebalancent ce bénéfice ! De plus, l'alcool a un impact négatif sur la lactation : à fortes doses, il provoque un blocage de l'éjection du lait. Optez éventuellement pour une bière sans alcool si vous voulez favoriser l'allaitement. Une alimentation équilibrée est aussi votre meilleur allié durant cette période.

Et n'oubliez pas que le lait maternel, sans alcool,  reste l'alimentation idéale du jeune bébé et du nourrisson, et l'occasion privilégiée d'instaurer un lien mère-enfant.

L'allaitement sans risque

Si allaiter est normalement sans risque, le lait peut parfois être contaminé par des agents extérieurs. Médicaments, germes. Tour d'horizon des différents polluants.

 

Allaitement sans risqueLes polluants universels

En Turquie en 1956 éclate une épidémie sévère de porphyrie cutanée due à l'ingestion d'hexachlorobenzène. Des porphyries ont été observées chez des petits nourrissons qui avaient ingéré le toxique par l'intermédiaire du lait de leur mère. Le DTT au Guatemala, le méthylmercure en Irak, le mercure au Japon ont causé de graves soucis. Une étude effectuée en France en 1973 a révélé que le taux des résidus de pesticides organo-chlorés dans le lait de femme était supérieur à celui relevé dans les laits de vache, de brebis et de chèvre.

Les polluants volontaires individuels

La caféine, la nicotine, la drogue et l'alcool sont des toxiques qui diffusent dans le lait maternel avec toutes les conséquences nocives qu'on peut concevoir.

Les médicaments

La mère qui allaite doit le préciser à son médecin traitant afin que ce dernier puisse établir une prescription compatible excluant les produits dangereux excrétés dans le lait maternel : antimitotiques, anticoagulants oraux, antithyroïdiens de synthèse, atropiniques, benzodiazépines, bromures, chloramphénicol, dérivés de l’ergot de seigle, furosémide, morphiniques, produits iodés, produits radioactifs, quinine, sels d’or, sulfamides, tétracyclines, thiazidiques etc.

Les germes

La pollution virale (virus des hépatites, cytomégalovirus, virus VIH...) et bactérienne (staphylocoque, BK, etc.) est connue depuis longtemps et explique la plupart des contre-indications à l'allaitement.

Que faut-il manger quand on allaite ?

 

Si lors de la grossesse, l’alimentation doit faire l’objet de toutes les attentions, cela est vrai aussi pendant l’allaitement. Faut-il manger plus de viande ? Devez-vous boire de la bière ? Le point sur les besoins de cette période particulière.

 Une femme qui allaite produit environ 800 ml de lait par jour. Cela correspond à un coût énergétique de 500 à 600 kcal dont une bonne partie est prise sur les réserves accumulées lors de la grossesse. L’allaitement favorise ainsi la perte de poids en post-partum car il stimule la combustion des graisses, même si les apports énergétiques sont augmentés.

 Des besoins supplémentaires

identiques à ceux de la fin de la grossesse. Un apport supplémentaire en protéines de 20 g par jour est recommandé. Il faut veiller à apporter suffisamment d’acides gras insaturés indispensables au développement neurologique de l’enfant et à apporter 1 à 1,2 g de calcium par jour.

 

 

Un régime adapté

de manger pendant l’allaitement : 

 

 

  • Des protéines de bonne qualité
  • Des corps gras variés.
  • Un produit laitier à chaque repas.
  • Des boissons abondantes : 1,5 à 2 litres par jour minimum.
  • Evitez l’alcool et n’abusez pas du café ou du thé qui passent dans le lait.
  • Ne pas boire de bière car contrairement aux idées reçues elle ne stimule pas la sécrétion de lait !


Bien manger pendant l'allaitement : les idées reçues !

Une femme qui allaite ne doit pas manger de choux et d'ail mais doit consommer de la bière et des tomates ! Telles sont les affirmations que va entendre une femme qui donne le sein ! Car la nourriture pendant l'allaitement est l'objet de nombreuses idées reçues ! Doctissimo fait le point sur ces fausses croyances.

Bien manger pendant l'allaitementLes conseils à l'adresse de la nouvelle mère sont souvent un amalgame pittoresque de faits, de fiction et de coutumes. Les croyances populaires sont très différentes d'un pays à l'autre mais la nourriture de la femme qui allaite est un sujet de préoccupation quasi-universel. En réalité, le besoin calorique de la mère qui allaite dépend de la quantité de lait qu’elle produit pendant la journée. Un accroissement quotidien de 500 calories avec 25 g de protéines supplémentaires est suffisant pour couvrir les besoins de l’allaitement (2 500 Kcal/j). Pas besoin de "manger pour deux" comme le conseillait récemment encore une certaine croyance populaire.

Des besoins accrus

Pendant l’allaitement, il y a une demande accrue de vitamines et de sels minéraux (calcium) et il suffit pour y faire face d’adopter une alimentation équilibrée :

 

  • Un apport protidique de 60 à 80 g/j (10 à 15% du bilan énergétique).
  • Un apport lipidique de 80 g/j (30 à 35% des besoins énergétiques).
  • Un apport glucidique de 340 g/l (50 à 55% des besoins énergétiques).

 

Un apport lacté au maximum de 750 ml/j. est conseillé sous forme de lait ou de laitages : fromages, yaourts, etc. Il permet en particulier de couvrir les besoins en calcium qui sont de 1200 mg/j chez la femme qui allaite. Une quantité de liquide suffisante (au moins 1,5 litre/jour) est recommandée.

Cela dit, la femme qui allaite peut manger ce qu'elle veut ! Ce n'est pas le moment pour elle de commencer un régime amaigrissant.

Du lait aromatisé ?

Certains aliments donnent un goût au lait et des médecins ont décidé de les interdire arbitrairement, probablement parce qu'eux-mêmes ne les aimaient pas. Dans une certaine mesure, l'alimentation de la mère qui allaite fait partie de l'éducation gastronomique de l'enfant qui sera amené à partager ultérieurement la cuisine familiale. La mise en garde contre la consommation de certains aliments est particulièrement savoureuse lorsqu'on l'étudie selon les époques et les pays. Aux Etats-Unis, c'est le chocolat qui est interdit car il donnerait la diarrhée...! En Nouvelle-Zélande, le chou et la soupe aux tomates sont déconseillés alors qu'en Italie la mère a droit à la tomate et aux aliments blancs à la couleur du lait (pâtes, vin blanc...)...! En France, on a l'habitude de prévenir les accouchées que certains aliments donnent un goût prononcé au lait : poireaux, céleri, choux-fleurs, asperges, ail, oignons etc... Les écarter de façon péremptoire de la mère qui allaite relève de la dictature gustative ! Rien n'empêche les bébés d'apprécier le lait parfumé à l'ail ou aux asperges et il suffit d'ailleurs pour se convaincre de la susceptibilité gustative bizarre des bébés de goûter certains aliments pour nourrissons ! On se rend compte alors immédiatement de leurs capacités étonnantes à ingurgiter des aliments de saveur très... particulière...!

Allaiter épicé...

Geneviève Delaisi de Parseval et Suzanne Lallemand font l'historique de ces interdictions et on apprend ainsi que le chou, l'oignon et l'ail sont prohibés dès 1921 par Pouliot, que l'exclusion de l'asperge apparaît en 1939 sous la plume d'un certain Lerebouillet et que le cresson fait son entrée dans la liste des produits censurés en 1946 dans un ouvrage d'Ouria-Raffin... A l'opposé, certains épices ou aromates (curry, cumin, fenouil etc.) en donnant un bon goût au lait stimulent la succion du nourrisson et par là même, la lactation. Ils sont employés comme substances galactogènes en Inde et en Afrique.

Si donc la mère peut manger ce qu'elle aime, il faut rappeler ici que la consommation excessive d'alcool, de vin, de café, de thé ou de tabac qui "passent" à des degrés divers dans le lait est nuisible. Deux paquets de cigarettes par jour font monter dangereusement le taux de nicotine dans le lait.

A suivre

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