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Publié par Lolie

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Le sevrage de bébé

Que ce soit parce que vous retournez travailler ou parce que le moment est arrivé, vous n'allez plus avoir le plaisir de nourrir bébé exclusivement au lait maternel.

La reprise d'une activité professionnelle, le besoin de s'absenter plusieurs heures ou l'envie de Papa de partager ce moment privilégié de nourrir son enfant ne signifie pas la fin de l'allaitement, Les mamans peuvent encore donner leur lait maternel mais avec l'aide d'un biberon...

Les ustensiles de pro pour recueillir le lait maternel

Lait maternel au biberon

  • Un tire-lait:  Chaque femme a ses préférences en la matière. Vous pouvez acheter un modèle manuel en parapharmacie dont vous actionnez le mécanisme vous-même. Vous pouvez aussi louer un modèle électrique dans une pharmacie pour quelques euros par semaine. Il suffit juste d’acheter la téterelle et le biberon. N’oubliez pas de demander une ordonnance à votre médecin pour que la sécurité sociale vous rembourse.
  • Des biberons: Ils peuvent servir à stocker directement le lait extrait et à le réfrigérer ou à nourrir bébé. Choisissez des modèles de petite contenance pour pouvoir réchauffer une petite quantité. En effet, il ne faut pas chauffer plusieurs fois le lait maternel. Et privilégiez les tétines souples et à faible débit qui imitent la forme du mamelon.
  • Des récipients hermétiques pour le congélateur: Ils vous permettent de stocker des réserves plus longtemps. Vous pouvez en trouver dans les magasins et sites spécialisés. Vous pouvez aussi vous servir de bacs à glaçon (très pratiques pour doser les quantités à réchauffer) ou de n’importe quelle boîte de taille adéquate.
  • Une glacière: si vous devez transporter vos biberons (au bureau par exemple, cela évite d’avoir à stocker son lait dans le frigo commun).
  • Un stérilisateur: Il sert à stériliser tous vos accessoires.
  • Un goupillon: Il vous permet de nettoyer vos ustensiles parfaitement.
La bonne technique pour recueillir le lait maternel

Recueillez votre lait au moment où vous en avez trop (souvent le matin) ou à un moment sans tétée dans la journée. Petit à petit, votre lactation va augmenter grâce à cette tétée supplémentaire.

Si vous ne parvenez pas à prendre de l’avance, donnez un biberon de lait infantile à votre bébé par jour pendant une semaine et tirez votre lait à la place. Vous aurez alors à disposition 7 tétées d’avance !

Pour tirer son lait de manière efficace, installez-vous confortablement, au calme, avec votre bébé à proximité si possible ou seule avec une musique douce ou un bon livre à lire. Respirez profondément et pensez à votre bébé (une photo peut vous aider s’il n’est pas avec vous) pour faire "monter" le lait. Si vous envisagez de tirer votre lait sur votre lieu de travail, sachez que la loi vous autorise à réclamer 1 heure de temps libre par jour et une salle adéquate pendant 1 an…

Changez de sein dès que le lait coule moins. Cela ne doit pas durer trop longtemps (pas plus de 30 minutes) ou devenir douloureux. Si vous n’y arrivez pas, n’insistez pas et réessayez plus tard ou avec un autre matériel. Vous pouvez demander à une sage-femme ou une puéricultrice de la PMI de vous aider pour les premières fois. Mais sachez que certaines femmes ne parviennent pas à tirer leur lait car le contact de la machine les bloque.

Une fois le lait recueilli, transvasez-le dans un récipient fermé hermétiquement pour le réfrigérateur (5 jours de conservation) ou le congélateur (6 mois de conservation). Vous pouvez le réchauffer une seule fois, de préférence au chauffe-biberon ou au bain-marie. Les micro-ondes ôteraient les bienfaits du précieux liquide. Ce serait dommage de le gâcher après tout ce travail. 

  • A partir de quel âge faut-il effectuer le sevrage de bébé ? Sevrage

  • Et surtout, comment s'y prendre ?

Le sevrage c'est aussi une période ou le bébé va avoir une alimentation qu se diversifie et devient solide, ou le lait devient non-maternel...

 Passer du sein au biberon en douceur

Quand sevrer bébé, comment procéder pour diminuer le nombre de tétées et lui donner le biberon ? L'arrêt de l'allaitement nécessite autant de savoir faire que son démarrage. 

Si l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) recommande d'allaiter bébé durant au moins ses 6 premiers mois, peu de femmes continuent de nourrir leur enfant au sein au-delà de 3 mois. Que ce soit par manque de temps ou parce qu'elles ont envie de faire participer papa, l'allaitement peut devenir difficile à assumer au fil des mois. Le sevrage peut être une période délicate, tant pour la mère que pour bébé. Reconnaitre et choisir le bon moment, y aller en douceur, parler à bébé et faire participer papa devraient vous aider à faire la transition entre votre sein et le biberon.

Sevrage de bébé : choisir le bon moment

Quand et comment sevrerSelon la Leche League1, seules 57 % de femmes allaitant à la maternité continuent jusqu'aux 3 mois de bébé, ce qui correspond plus ou moins à la reprise du travail. A 6 mois, elles ne sont plus que 26 % et à 1 an, seulement 3 %.

Et pourtant, l'OMS recommande de nourrir les enfants exclusivement au sein pendant six mois et ensuite de poursuivre le plus longtemps possible. Mais ne culpabilisez pas si vous ne pouvez pas le faire. Après tout, le congé allaitement a été supprimé en 1975 et seules de rares conventions collectives prévoient un congé supplémentaire pour les mamans qui donnent le sein. Enfin, peut-être n'en avez tout simplement pas envie.

Rien ne sert d'allaiter dans la contrainte. De même, assumez votre désir d'allaiter longtemps en dépit du regard des autres. Choisissez donc la date de début du sevrage en fonction de votre ressenti. Si vous avez vraiment très envie de continuer et que vous devez absolument reprendre le travail, vous pouvez aussi recueillir votre lait et constituer des biberons pour bébé.

Prendre son temps pour sevrer bébé

En général, il faut compter un mois pour accomplir le sevrage. Par exemple, vous pouvez supprimer une tétée toutes les semaines. Mais tout dépend des femmes, des bébés et des quantités de lait produit alors n'hésitez pas à ajuster la situation à votre cas.

Attendez un peu plus longtemps si vos seins sont trop douloureux. C'est en diminuant progressivement les sollicitations que le volume de lait va baisser.

Ne tirez surtout pas votre lait, cela stimulerait la sécrétion.

En revanche, vous pouvez vous masser sous l'eau chaude pour soulager les tensions ou porter des coussinets pour éviter les débordements la journée.

Au contraire, accélérez le sevrage si vous sentez que c'est possible. Commencez par exemple par supprimer la tétée du milieu d'après-midi, puis celle du milieu de matinée, puis celles du soir, du midi et enfin du matin (souvent la plus importante). Sachez que vous pouvez maintenir une ou deux tétés par jour longtemps si cette situation vous convient.

Proposer le bon biberon

A chaque tétée en moins, proposez un petit biberon de lait infantile (adapté à son âge). Pour les quantités, fiez-vous aux recommandations selon le poids de l'enfant qui figurent sur les boîtes et réajustez en fonction de l'appétit de votre petit. S'il est très glouton, il se peut que la tétée suivante saute aussi ou qu'elle ne serve plus qu'à rassurer bébé.

Choisissez un biberon adapté à son âge avec une tétine à faible débit dont la forme imite le mieux possible celle de votre sein. Faites à peine tiédir le lait pour qu'il soit à la même température que le vôtre. Un petit bavoir peut être utile au début… En cas de problèmes digestifs (le lait infantile se digère moins bien), n'hésitez pas à changer de lait pour trouver celui qui convient le mieux.

Associer le repas aux câlins

Les premières fois que vous lui donnez le biberon, expliquez à bébé ce que vous faites pour qu'il perçoive un changement sans prendre peur. Installez-le comme d'habitude dans vos bras ou sur le coussin d'allaitement.

N'oubliez pas de faire des pauses et de câliner bébé mais aussi de lui faire faire son rot (les bébés avalent plus d'air en buvant au biberon). Il n'a pas encore l'habitude que son repas soit rapide ou que papa le nourrisse même si celui-ci insiste pour enfin participer ! Dans son esprit, manger est encore associé à votre chaleur, votre peau, votre voix… Bref, ne perturbez pas trop vite ses habitudes.

Faire face aux petites difficultés

  • Bébé pleure plus que d'habitude : c'est peut-être qu'il a besoin de téter "pour le plaisir" et d'être rassuré pendant cette première étape vers l'autonomie. Proposez-lui une tétine, votre doigt ou calmez le en le portant, en le berçant…
  • Bébé ne parvient pas à téter le biberon correctement : changez de modèle de tétine, réessayez plusieurs fois par jour sans le forcer, ne perdez pas patience, il va finir par y arriver.
  • Bébé refuse le biberon et essaye de téter votre sein : dans ce cas, expliquez-lui calmement qu'il aura le sein plus tard, que maintenant il doit aussi manger "comme un grand".
Si rien n'y fait, vous pouvez demander à une tierce personne de lui donner ses repas (le père, la grand-mère par exemple) afin qu'il s'habitue. Après tout, vous avez rempli ce rôle seule depuis le début…
Le sevrage, mode d'emploi

La reprise du travail est souvent le moment que la mère choisit pour débuter le sevrage. Celui-ci est un moment délicat dans la vie du nourrisson et doit s'effectuer le plus en douceur possible.

La mère remplace d'abord la tétée la moins abondante (souvent celle de 17 heures) par un biberon de lait pendant 4 ou 5 jours. Puis elle remplace la 2° tétée de la journée par un second biberon, et ainsi de suite par paliers de 4 ou 5 jours qui permettent à l'enfant de s'habituer au nouveau goût et à la mère d'obtenir une diminution progressive de sa sécrétion lactée. Si la mère le désire, elle peut, tout en travaillant, conserver encore quelque temps les tétées du matin et du soir. Il est possible que l'enfant refuse le biberon plusieurs fois de suite. Il ne faut pas s'en inquiéter : cette réaction est normale. Il suffit de recommencer patiemment tous les jours. Dans certains cas, le médecin prescrit des médicaments destinés à faire diminuer la lactation : Parlodel, Lasilix etc

Exemple de sevrage progressif

Prenons le cas d'un nourrisson de 3 mois allaité cinq fois par jour à heures fixes :

6 h, 10 h,14 h, 18 h, 22 h.

Pendant 4 à 5 jours
6 heures sein
10 heures sein
14 heures sein
18 heures biberon de lait 1° âge (150 ou 180 g)
22 heures sein
    Pendant 4 à 5 jours suivant

     

    6 heures sein
    10 heures biberon de lait 1° âge
    14 heures sein
    18 heures biberon de lait 1° âge
    22 heures sein
    Pendant 4 à 5 jours suivant
    6 heures sein
    10 heures biberon de lait 1° âge
    14 heures biberon de lait 1° âge avec introduction des légumes
    18 heures biberon de lait 1° âge avec introductiob des fruits à la cuillère
    22 heures sein
    Arrivée à l'âge de 4 mois avec 4 repas par jour
    7 heures sein ou biberon de lait de suite (2° âge)
    11 heures purée de légumes et viande ou poisson + dessert
    18 heures biberon de lait de suite (2° âge)
    20 heures sein ou biberon de lait de suite (2° âge)

    Comment introduire les aliments chez bébé

    Conseils pratiquesVous connaissez bien les règles de la diversification alimentaire, mais cela ne vous dit pas comment faire en pratique...

    Quelles recettes préparer en fonction de l'âge ?

    Comment être sûr de répondre aux besoins nutritionnels de bébé ? 

    Croissance et besoins nutritionnels jusqu’à un an

    La croissance de l'enfant lors des premières années est spectaculaire : à 6 mois le poids de naissance a doublé, à un an il a triplé. Les besoins nutritionnels sont donc très importants. Doctissimo fait le point pour éviter les carences…

    La première année de la vie est très importante dans le développement du bébé.

    Croissance et besoins nutritionnels de 1 à 3 ans

    La croissance de l’enfant lors des premières années est spectaculaire : à 6 mois le poids de naissance a doublé, à un an il a triplé et à deux ans il est multiplié par 4. Le nourrisson prend 20 cm la première année puis environ 10 cm par an pour doubler sa taille de naissance à l’âge de 4 ans. Le corps entier se développe, mais c’est le cerveau qui se développe le plus rapidement puisque à l’âge de 6 ans son volume a déjà atteint 90% de son volume définitif.

    De la naissance à 4-6 mois

    C’est pendant les premiers mois que la croissance globale est la plus rapide. Un nourrisson grandit en moyenne de 25 à 30g par jour durant les deux premiers mois, puis de 20g par jour jusqu’à 6 mois. A cet âge ses fonctions digestives et métaboliques sont immatures et il ne peut recevoir que des aliments lactés. D’autre part il n’a pas de réserves et a besoin de prises de nourriture fréquentes.

    De 4-6 mois à un an

    Entre 4 et 6 mois, le nourrisson devient capable de digérer d’autres aliments, d’autre part les seuls aliments lactés ne suffisent plus à combler ses besoins nutritionnels. Commence alors la diversification progressive de l’alimentation, qui durera jusqu’à environ l’âge de 1 an. L’alimentation devient aussi de plus en plus solide au fur et à mesure qu’apparaissent les dents.

    Des besoins nutrionnels élevés

    Entre 0 et 1 an, les apports nutritionnels conseillés par jour sont proportionnellement beaucoup élevés qu’à n’importe quelle autre période de la vie. Ils sont calculés en fonction du poids de l’enfant et sont exprimés en kilo de poids corporel.

    Apports nutritionnels pour les enfants de moins de 1 an par jour (d’après le Comité de Nutrition, Société française de pédiatrie et les Apports nutritionnels conseillés pour la population Française de l’Afssa)

    Composants De 0 à 6 mois De 6 à 12 mois
    Eau 150 à 125 ml/kg 125 à 110 ml/kg
    Protéines 2 à 1.8 g/kg 1.5 - 1.4 g/kg
    Lipides 4-6 4g/kg  
    Acide linoléique 3.5 - 5 énergie totale  
    Acide alpha-linoléique 0.5 - 5 énergie totale  
    Glucides 10-15 g/kg 14-15 g/kg
    Energie 110-100 Kcal/kg 95-100 Kcal/Kg
    Fer 6-10 mg/j  
    Iode 40 µg/j 30 µg/j
    Calcium 400 mg/j 500 mg/j
    Sodium 1.7-2 millimole/Kg  
    Vitamine C 50 mg/j  
    Vitamine D (1) 20-25 µg/j  
    Vitamine A 350 µg/j  
    Fluor (2) 0.25 mg/j  
    Phosphore 100 mg/j 275 mg/j
    Magnésium 40 mg/j 75 mg/j
    Cuivre 0.4-0.7 mg/j 0.4-0.7 mg/j
    Selenium 15 µg/j 20 µg/g
    Zinc 5 mg/j

    (1) - Les besoins varient en fonction du climat, de la saison, des habitudes
    (2) - Si la concentration de fluor dans l’eau de boisson est inférieure à 0,3mg/l

    Sources : L’alimentation de l’enfant de la naissance à 3 ans - Doin 1996 et Apports nutritionnels conseillés pour la population Française, Afssa, 2001

    Menus types pour bébés de 0 à 12 mois

    Lors de la première année, bébé a des besoins nutritionnels précis. 

    Menus pour bébé de 0 à 12 moisPendant les premiers mois de sa vie, le nourrisson reçoit de sa mère le sein ou le biberon. Pour le très jeune enfant, manger représente un grand plaisir. Le bébé repère très rapidement aux bruits et aux odeurs, que l’heure du repas approche. Vers 2 mois, il apprend l'existence de la cuillère lorsque sa mère lui donne un peu de fruits. Vers le 6e mois, le passage à l'alimentation solide est progressivement effectué (jamais avant 4 mois). La mère donne à la cuillère la soupe ou la purée de légumes avec un petit peu de viande ou de poisson mixés.

    Ces premiers essais de purée à la cuillère se font dans les bras puis rapidement l’enfant est installé en position assise face à l’adulte. La mère doit éviter d'utiliser des cuillères trop larges. Les cuillères spéciales à manche courbe sont certes pittoresques mais n'ont pas d'intérêt majeur. Les cuillères à cuilleron pivotant ont la prétention d'éviter la chute du contenu lors des gestes malhabiles de l'enfant. L’idéal est de disposer de deux cuillères : une dont l’enfant essaie de se servir et une pour que la mère puisse agir efficacement !

    Menu d’un nourrisson au biberon de 0 à 3 mois

    Il est constitué de 6 repas de 120 à 150 g de lait (4 à 5 mesures de poudre) et d’un biberon de nuit (souvent réclamé jusqu'à 2 ou 3 mois). Les horaires sont, à titre d’exemple : 6 h - 9 h - 12 h - 15 h - 18 h - 21 h (et 3 h du matin...).

    Modèle de menu pour débuter la diversification alimentaire


    Le menu est constitué de 5 repas de 150 g (les horaires sont donnés à titre d'exemple) 
    6.heures 150 g d'eau + 5 mesures de lait en poudre 1er âge ou lait liquide en brique
    10.heures 150 g de bouillon de légumes + 5 mesures de lait ou 150 g d'eau + 5 mesures de lait + 2 ou 3 cuillères de légumes mixés
    14.heures 150 g d'eau + 5 mesures de lait puis 1 ou 2 cuillères à café de petit pot de fruits homogénéisés directement dans la bouche avec une cuillère
    18.heures 150 g d'eau + 5 mesures de lait
    22.heures 150 g d'eau + 5 mesures de lait (+ si besoin 1 ou 2 cuillères à café de farine diase 1er âge sans gluten)
    • Vitamine D : 600 U.I./j
    • Fluor : 0,25 mg/j
    • Jus de fruits le matin : 10 à 30 g/j

    Modèle de menu à 4 repas pour un nourisson après diversification alimentaire

    le menu est constitué de 4 repas.

    Les horaires sont à décliner selon les habitudes de chaque famille.

    Petit déjeuner 180 g d'eau + 6 mesures de lait
    Déjeuner
    • 120 à 150 g de légumes frais mixés et cuits (carottes, pommes de terre, petits pois, haricots verts, navets, poireaux, persil, salade, citrouille, courgettes, artichauts, céleri, fenouil...)
    •  20 g de viande grillée (boeuf, poulet, veau, cheval, agneau...) sans matière grasse puis mixée et mélangée aux légumes ou 20 g de poisson maigre (colin, limande, sole, daurade, merlan, truite...) frais, surgelés ou en petits pots
    • En cas de manque de temps, un petit pot de légumes-viande ou légumes-poisson de 120 à 200 g, ou purée industrielle en sachets ou légumes déshydratés, coupelle Blédichef ou potage en briques
    • Un dessert : yaourt, petit-suisse, compote, petit pot de fruits, fruit mûr écrasé, etc.
    Goûter Un biberon de 180 g de lait de suite ou un biberon de 120 g de lait avec un petit-suisse, un yaourt, un fruit écrasé.
    Dîner
    • Potage de légumes (fait maison ou sachets industriels pour bébés), les légumes pouvant être cuits dans un mélange eau + lait 
    •  Ou un biberon de 180 g de lait de suite (avec éventuellement une farine une ou deux fois par semaine)
    • Un dessert : fruit.
    Vitamine D, fluor et jus de fruits.

     

    Modèle de menu pour un enfant de 10 mois pesant 8 kg

     

    La ration théorique sera de 4 repas de 250 g.

    Petit déjeuner

    Un biberon de 240 g de lait

    • Lait de suite : 240 g d'eau et 8 mesures 
    • Ou lait liquide en brique
    •  Ou lait de croissance (Candia Croissance, Eveil Lactel, Premiers Pas Guigoz, Blédilait, etc.) 
    • Ou lait stérilisé UHT demi-écrémé (une fois ouvert, le berlingot se conserve 24 heures au réfrigérateur).

    Une petite quantité de farine peut être ajoutée une ou deux fois par semaine de manière facultative pour faire une bouillie


     

    Déjeuner
    • Purée de légumes variés, ou pommes de terre vapeur, ou petites pâtes, etc.
    • Boeuf haché ou poisson maigre, foie grillé, cervelle, oeuf à la coque, etc.
    • Ou une des recettes détaillées plus bas 
    • Un dessert : petit-suisse, yaourt, compote ou fruit écrasé, entremet etc.
    Goûter Banane pochée et sucrée ou compote de fruits variés ou un biberon de lait, ou un yaourt ou un petit suisse ou un entremet, ou un petit biscuit, etc
    Dîner
    • Potage de légumes à l'eau ou purée de légumes au lait ou Rizine au lait ou potage au lait (avec des flocons d'avoine, de la maïzena ou du tapioca etc) 
    • Un dessert : petit-suisse, fruits au sirop, pomme râpée etc
    Vitamine D, jus de fruits, fluor.

    Pour vos enfants, pensez oméga 3 !

    Indispensable au développement du cerveau, les acides gras oméga 3 doivent être présents dans l'assiette de votre enfant dès son plus jeune âge. Pas d'inquiétude, il est très facile de lui en apporter tous les jours.

    Pour vos enfants, pensez oméga 3 !Les aliments riches en oméga 3 et 6 sont indispensables au développement psychomoteur de l'enfant bébé, de son système nerveux mais aussi de sa vision. Le cerveau d'un nourrisson est constitué de 50 à 60 % de lipides, c'est pourquoi il a des besoins importants en acides gras poly-insaturés pour se développer. Ceux-ci vont permettre la formation des neurones. Ils interviennent aussi dans le transport du glucose, le principal carburant du cerveau. Les enfants prématurés nécessitent une attention encore supérieure, n'ayant pas de réserves lipidiques.
    D'ailleurs, d'après une étude américaine, les enfants nourris au sein et ceux recevant un lait supplémenté en acides gras poly-insaturés (notamment les oméga 3) semblent avoir plus de facilitée pour apprendre que les autres.

     Des besoins accrus jusqu'à 3 ans

     L'âge de maturité du cerveau de l'enfant se situe vers 3 ans. Jusqu'à ce moment, les lipides doivent représenter près de 50 % de l'alimentation de votre bébé. Mais rassurez-vous, le lait maternel comme les laits infantiles couvrent l'ensemble de ses besoins. Ensuite,  grâce à un lait de croissance et une alimentation riche en acides gras essentiels (oméga 3 et 6), c'est à dire surtout en poissons gras et huiles végétales, votre enfant n'aura pas de carence. C'est pourquoi, même une fois l'alimentation diversifiée, le lait de croissance est préférable au lait de vache entier jusqu'à 3 ans. Ensuite, il faut veiller à entretenir le fonctionnement de son cerveau. Donc pas question de faire l'impasse sur ces acides gras essentiels !

    Au quotidien, c'est facile

    Les huiles végétales, notamment celles de  colza et de noix apportent des acides gras oméga 3. On les trouve aussi dans certaines margarines. Les poissons gras (saumon, thon, sardine, maquereau...) et les crustacés sont aussi une source importante d'oméga 3.

    De 12 à 18 mois

    A partir d'un an, de temps en temps un petit filet d'huile de colza ou une noisette de margarine en ajout sur une purée ou un légume. Ce n'est cependant pas obligatoire puisqu'un lait de suite lui apporte ce qu'il faut en acides gras essentiels.

    De 18 mois à 3 ans :

    Un peu (30g) de poisson gras (saumon ou thon) mixé ou en petits morceaux 1 ou 2 fois par semaine, par exemple en brandade avec des pommes de terre, en papillote avec des brocolis.

     2 ans- 3 ans

    S'il prend du lait de croissance, et s'il consomme des produits laitiers « spécial croissance », vous n'avez pas à vous inquiéter pour ses apports en acides gras essentiels. Si ce n'est plus le cas : veillez à mettre régulièrement un petit filet d'huile de colza, ou de noix sur les tomates, les crudités, le poisson ou une noisette de margarine sur ses pâtes, ses légumes ou son riz... Continuez à lui donner du poisson gras une fois par semaine, poché ou en papillotes et sans graisses ajoutées.

    Après 3 ans

    S'il aime, vous pouvez continuer à lui donner du lait de croissance. Sinon, donnez-lui deux portions de  poisson par semaine, dont une fois un poisson gras et des crustacés (crevettes, crabe...) et un peu de margarine riche en oméga 3 ou d'huile en assaisonnement sur les crudités ou le poisson. 

    Si vous optez pour du poisson en boîte, préférez le saumon au naturel, les sardines à la tomate ou à l'huile d'olive ou d'arachide ou le maquereau plutôt que le thon.

    Et n'oubliez pas que les Oméga 3 sont aussi essentiels pour votre enfant…que pour ses parents !

    Bien gérer le repas du soir du bébé

    Chez bébé, le repas du soir doit couvrir 25 à 30 % des besoins nutritionnels journaliers. Mais c'est aussi l'occasion de dîner en famille, de s'éveiller à des goûts nouveaux et...de prendre de bonnes habitudes ! 

    Repas soirLes pédiatres sont unanimes : jusqu'à six mois, le lait couvre tous les besoins du nourrisson. Progressivement, le nombre de tétées ou de biberons quotidiens diminue, passant de 6 par jour à 5, puis à 4. Chaque repas répond à des besoins spécifiques. Celui du soir est un moment privilégié en famille et doit, sans être trop copieux, permettre de tenir jusqu'au lendemain.

    De 4 à 6 mois : le lait suffit

    A partir du 4ème mois, il est possible d'ajouter 2 cuillères à café de farine sans gluten dans le biberon du soir, histoire de « caler » bébé pour la nuit. Cependant, ces farines avant la diversification alimentaire n'ont rien d'obligatoire sur le plan nutritionnel : ajoutées en trop grande quantité, elles peuvent même être trop caloriques...

    De 6 à 9 mois : le début de la diversification alimentaire

    A partir de 6 mois, bébé grandit, et ses besoins nutritionnels évoluent. L'heure est venue d'introduire fruits, légumes et céréales, qui permettent d'augmenter l'apport énergétique et d'initier l'enfant à différentes saveurs. Mais le lait reste la base de l'alimentation : le biberon (ou la tétée) du soir est donc indispensable. Au choix, on donne un biberon de lait avec une cuillère à soupe de céréales 1er âge (avec gluten), ou un biberon de soupe avec 5 mesures de lait. Certaines marques de lait infantile proposent même du lait spécifique pour le soir, déjà enrichi en céréales, pour favoriser la satiété. Une compote de fruits peut éventuellement venir compléter le repas.
    Quant aux parents qui tiennent à s'adonner aux joies des légumes à la cuillère, ils peuvent le faire à condition de compléter par un biberon de 150 ml de lait.

    De 9 à 12 mois : on goûte à tout, mais on n'ajoute ni sucre ni sel

    La composition du dîner est fonction du repas de midi. Si l'enfant a eu de la viande, de l'oeuf ou du poisson à midi, il n'a pas besoin d'en manger le soir. Il en va de même pour les laitages.
    En théorie, bébé se contente, comme avant 9 mois, d'un biberon de lait aux céréales ou de soupe et d'une compote. Mais il aime aussi les petites pâtes, les vermicelles, la semoule et les légumes avec un peu de gruyère râpé, sans sel ajouté et toujours accompagnés d'un biberon de lait. S'il a soif pendant le repas, proposez-lui de l'eau, et rien d'autre ! Trop d'enfants sont initiés dès cet âge aux sodas ou aux sirops qui les habituent au sucre.

    Après 12 mois : presque comme les grands

    Le repas du soir se compose de 200 à 250 ml de soupe de légumes avec ou sans féculents, d'un laitage, et d'environ 130g de fruits cuits. Mieux vaut proposer de petites portions, quitte à resservir, que de donner des quantités trop importantes qui peuvent décourager les enfants. Même si bébé prend son repas à table avec le reste de la famille, il est préférable de lui réserver un menu spécifique, en évitant les fritures et les desserts sucrés, qui favorisent l'obésité avant 3 ans.

    Conseils pratiques pour le repas du soir

    Dans la mesure du possible, les repas doivent être donnés à heure régulière, pas trop tard le soir. Car chez les petits, manger requiert beaucoup d'énergie : un enfant trop fatigué a tendance à rechigner devant son assiette. En outre, l'environnement doit être convivial mais calme, sans distractions ou télévision. Si bébé refuse de manger, ne le forcez pas ! Il risquerait d'associer le repas à un moment de conflit et de se bloquer pour de bon. En revanche ne le laissez pas grignoter pour compenser ce qu'il n'a pas mangé, sinon il en ferait vite une habitude...
    Enfin, jouez avec les couleurs des aliments, leur forme, faites des dessins dans l'assiette : la créativité ouvre l'appétit ! N'hésitez pas non plus à associer l'enfant à la préparation du repas, qui n'en sera à ses yeux que meilleur.

    Bien gérer le coucher

    Chez les enfants, le sommeil vient avec la sensation de satiété. Un repas équilibré et complet est essentiel pour permettre à bébé de bien dormir. Mais alimentation et endormissement doivent être rapidement dissociés. Le dîner est un repas à part entière, même s'il est donné dans un biberon. Il ne faut donc jamais laisser un bébé s'endormir avec un biberon d'eau sucrée ou de lait. Le contact prolongé du sucre (dont le lactose) avec les dents risque d'entraîner des caries sévères... De plus, un biberon pris pour s'endormir deviendra vite une habitude, et empêchera l'enfant de se rendormir sans.

    En prenant de bonnes habitudes très tôt, vous ferez du repas du soir un moment privilégié, qui associera équilibre alimentaire et convivialité.  Et surtout, vous aiderez bébé à grandir en pleine forme !

    Donnez-lui de bonnes habitudes alimentaires dès le plus jeune âge

    A partir de 6 mois environ, il est temps d'introduire de nouvelles saveurs dans l'alimentation de bébé. Mais attention à ne pas vous tromper ! La diversification alimentaire est ainsi une étape clé pour donner à bébé de bonnes habitudes alimentaires, qu'il gardera en grandissant.

    De sa naissance à l'âge de trois ans environ, le jeune enfant change très rapidement, imposant ainsi aux parents une adaptation constante. Question alimentation, l'attention est de mise. Un régime alimentaire diversifié mais adapté à son âge et à ses besoins est la garantie d'une croissance équilibrée.

    Des habitudes alimentaires en évolution

    Habitudes alimentaires"Jusqu'à cinq mois pour les enfants sans terrain allergique, la nourriture principale reste le lait. On peut ensuite introduire de nouvelles saveurs. C'est ce que l'on appelle la diversification alimentaire. Cette étape doit commencer par des légumes et des fruits simples comme la pomme de terre, la carotte, la courgette, la banane, la pomme ou encore la poire" explique le Dr Julie Salomon, chef de clinique assistante du service de gastro-entérologie pédiatrique de l'hôpital Necker à Paris. 
    Plus tard, aux alentours de sept ou huit mois, il est important de faire goûter à l'enfant de la viande blanche et du poisson. "Cuits à la vapeur, les légumes et la viande ou le poisson doivent ensuite être mixés avant d'être donnés à l'enfant", insiste le Dr Salomon. Cependant, même s'il est capital de varier l'alimentation, il est tout aussi important d'y aller progressivement. Ainsi, donnez un nouvel aliment tous les trois ou quatre jours seulement, de façon, notamment, à surveiller l'éventuelle apparition d'une allergie et à habituer le système digestif de votre tout-petit.

    Prêtez attention à ses goûts

    "Dès le début de la diversification, les goûts de l'enfant se forment. On se rend alors rapidement compte de ses préférences. S'il est important de respecter le refus, il est capital de lui proposer régulièrement les aliments refusés sous diverses formes : en petits morceaux, en purée ou en soupe, par exemple. Il est possible qu'il apprenne à les apprécier petit à petit" ajoute le Dr Jane Languepin, pédiatre à l'hôpital mères-enfants de Limoges.
    Vers l'âge de deux ans, les enfants expriment davantage leurs goûts. Cependant, leurs habitudes alimentaires dépendent souvent de celles de la famille. "On considère néanmoins qu'un enfant a le droit de refuser, au maximum, trois aliments mais il ne doit en aucun cas dicter son menu ou refuser de manger à table et grignoter par la suite. Une telle attitude est souvent le résultat d'une mauvaise diversification et conduit à des pathologies préoccupantes telle que l'obésité" observe le Dr Languepin.

    Sachez gérer la néophobie

    Néanmoins, il faut savoir distinguer le simple refus de la néophobie alimentaire. Phénomène frappant les enfants entre 2 et 10 ans, il s'agit de la peur de goûter de nouveaux aliments. Sans gravité, cette phobie répond cependant à des causes précises. Pour les spécialistes, l'origine réside soit dans l'opposition aux parents, soit dans une recherche de sécurité notamment face aux aliments proposés à l'école, soit enfin dans une recherche d'autonomie. Cette crainte, surtout exprimée à l'égard des fruits et des légumes, peut être lourde de conséquences si le phénomène s'installe. "Il est donc nécessaire de faire face à ce refus dès le début. Ni l'intimidation, ni le chantage ne marchent bien longtemps. Proposez plutôt à l'enfant de participer à la cuisine. Initiez-le sur l'origine de l'aliment refusé et prenez le repas dans un climat convivial" conseille le Dr Languepin. En d'autres termes, les parents doivent absolument discerner l'amour, de l'attention parentale et de l'éducation. Insister pour que l'enfant goûte un aliment ne fait pas de vous de mauvais parents, bien au contraire ! Votre enfant vous remerciera plus tard !

    Tire-lait : les 10 questions à se poser

    Un bébé prématuré ou qui ne sait pas téter, une reprise de travail, le besoin de souffler…

    Tire-lait

     

    le tire-lait peut être un allié précieux pour toute maman qui souhaite allaiter son enfant. Encore faut-il choisir le modèle le plus adapté à son besoin et s’organiser pour faire face à l’immense appétit de bébé.

    Virginie Gossez, sage-femme à l'Hôpital Pierre-Rouquès-Les Bluets à Paris et consultante en lactation a bien voulu répondre aux dix questions sur le tire-lait. Frédérique Veaux, consultante en lactation IBCLC au Lactarium de Tours apporte  également son témoignage.

    • Quels sont les critères à retenir pour choisir un tire-lait ? : Il n'y a pas de tire-lait idéal, tout dépend des besoins  de la maman. A la naissance ou pour un usage fréquent, ce sont les tire-lait électriques les plus utilisés, car les plus performants sur le plan de la lactation. La plupart du temps, ils sont proposés à la location car leur coût est élevé. A l'achat, les tire-laits électriques miniatures sont pratiques quand on a besoin de se déplacer, car ils sont plus légers et plus compacts, mais ils restent moins puissants que les premiers. La dernière génération de tire-lait offre un double ou simple pompage, ils sont à la fois petits, silencieux et indolore. Quant aux tire-lait manuels, ils peuvent être un peu fastidieux, car il faut pomper le lait à la main, mais ils ont le mérite d'être silencieux, légers et peu encombrants. Les femmes qui ont beaucoup de lait l'apprécient en général. Attention, cependant, aux petits accessoires, il suffit qu'il en manque un pour que le tire-lait ne fonctionne plus. Certaines mamans parviennent également à sortir leur lait à la main, soit pour un engorgement, soit pour recueillir le lait.
    • Comment préserver ses seins avec le tire-lait ? : Les modèles anciennes générations de tire-lait électriques - encore aujourd'hui proposés dans les pharmacies - peuvent provoquer des lésions sur les seins, car ils ne respectent pas leur physiologie. L'extraction du lait se fait par aspiration, alors que les modèles plus récents simulent la succion du bébé pour favoriser la lactation. Ils sont, de surcroît, beaucoup moins bruyants. Quand on doit louer un appareil, mieux vaut donc s'entendre au préalable avec le pharmacien pour éviter de se retrouver avec un appareil trop ancien et au final peu performant. Je recommande aux mamans d'adapter prudemment la puissance de l'appareil, pour éviter les douleurs et lésions de frottement ou d'aspiration trop puissante, surtout quand les seins sont fragiles. Il est également préférable d'avoir recours à des téterelles adaptées à la taille de leurs tétons et du volume de leurs seins pour placer correctement l'embout sur le mamelon.
    • A quoi sert le double pompage ? : Le double pompage permet de recueillir du lait sur les deux seins simultanément. Il est précieux pour les mamans qui sont séparées de leur bébé à la naissance. Le simple pompage permet de tirer son lait idéalement en même temps que la première tétée du matin avec bébé. C'est elle qui donnera le plus de lait.
    • Comment s'organiser pour éviter la rupture de stock ? : Rien ne remplacera jamais la succion du bébé, plus efficace qu'un tire-lait. Pour remplir un biberon de 200 ml, il faut bien s'y prendre au moins à deux, voire trois fois pour parvenir à un résultat similaire. Alors cela devient une question d'organisation. En prévision d'une reprise d'emploi, on peut par exemple commencer à congeler du lait un mois avant la reprise. Il suffit de le congeler par petites quantités (60/70 ml), en veillant à bien noter la date, le lait pouvant se conserver quatre mois au congélateur et 48 heures au réfrigérateur.
    • Quand peut-on commencer à utiliser le tire-lait ? : Les trois/quatre premiers jours après la naissance, c'est compliqué, l'extraction du colostrum avec un tire-lait ne se fait pas bien. Il est nécessaire d'attendre la montée de lait. Le tire-lait peut être alors utile pour les bébés nés avant terme ou de faibles poids qui n'ont pas toujours l'énergie nécessaire pour téter. Avec le tire-lait, on va pouvoir stimuler la lactation pour que bébé fasse moins d'effort quand il tête le sein de sa mère, et réduire ainsi la durée des tétées, du moins les deux premières semaines. Il est utile également quand bébé ne parvient pas à téter ou en cas d'engorgement et de production de lait très abondante.
    •  Mon bébé ne risque-t-il pas de préférer le biberon ? : Il est conseillé d'attendre que l'allaitement soit bien enclenché. Quand le bébé est plus grand, c'est lui qui en général va refuser, car il ne supporte pas de prendre un biberon, alors qu'il est au contact des seins de sa mère encore gorgés de lait. Il est toujours préférable que le biberon soit donné par un tiers, idéalement en dehors de la maison et avec une tétine dotée d'un bon débit.
    • Je ne parviens pas à tirer mon lait, qui peut m'aider ? : On peut trouver des conseils judicieux dans sa maternité, il y a en général une sage-femme référente pour la lactation, et à la sortie tout simplement auprès de la PMI (Protection maternelle infantile) de son quartier ou dans une association de soutien à l'allaitement. Dans les lactariums, on trouve également des consultantes en lactation. Elles accompagnent les mamans souhaitant donner leur lait pour les bébés de moins de 35 semaines d'aménorrhée qui ne peuvent pas être nourris au lait artificiel.
    • Mon bébé est prématuré, comment l'allaiter ? : Un bébé né de manière très prématurée - avant 34 semaines - n'a pas encore de réflexe de succion, ni de déglutition. Il est possible de le nourrir de lait maternel, grâce à une sonde gastrique. Souvent, à ce stade, le bébé est séparé physiquement de sa maman qui sort de la maternité. Le tire-lait permet de l'allaiter, même à distance. Je recommande de tirer son lait entre 6 à 7 fois par 24 heures. Les visites ayant lieu la plupart du temps l'après-midi, et le matin étant plus propice à la lactation, il est conseillé de tirer son lait toutes les deux/trois heures le matin, de poursuivre l'après-midi en tirant son lait à l'hôpital quand cela est possible, et de finir par une dernière tétée de retour à la maison.
    • Faut-il stériliser le tire-lait ? : L'agence nationale de sécurité sanitaire (ANSES) le conseille pour les bébés prématurés et hospitalisés, mais pas pour ceux nés à terme et en bonne santé. Cela ne dispense par d'une bonne hygiène. Il est conseillé de ne pas tarder à nettoyer les accessoires après leur utilisation avec de l'eau chaude et du savon et de les laisser sécher à l'air libre. On peut aussi avoir recours à la machine à laver la vaisselle, voire aux micro-ondes pour une stérilisation rapide en cas de besoin.
    • Le tire-lait est-il remboursé par la Sécurité Sociale ? : C'est le tire-lait électrique réglable à dépression qui bénéficie de la prise en charge la plus importante, sous réserve de prescription. Il est remboursé par la Sécurité Sociale à raison de 12,07 € la location par semaine et 6,04 € pour l'achat des accessoires. Selon les pharmaciens, le coût de la location est très variable et peut aller de 12 à 30 € par semaine. On peut s'adresser également directement à un fournisseur de tire-lait qui livre à domicile avec des délais très courts, certains vous livrent une heure après la commande. A l'achat, la prise en charge est, en revanche, très faible : 0,67 € pour un tire-lait simple (manuel ou électrique) et 1,17 € pour un tire-lait double (manuel ou électrique).
    Sylvie Jettot-Gravier pour Doctissimo.fr
    Sources :

    • 1. Interview de Virginie Gossez, sage-femme à l'Hôpital Pierre-Rouquès-Les Bluets et consultante en lactation, le 2 mai 2011.
    • 3. Service de presse de la CNAMTS.
    • 4. Ouvrages : "L'art de l'allaitement maternel", La Leche League, First éditions., "Bien nourrir bébé", Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso et Dr Lyonel Rossant, Odile Jacob. et "Le guide du nouveau-né", éditons Larousse.
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